Un chrétien désireux de plaire au Seigneur, doit-il s’abstenir de boudin, d’huitres, de charcuterie, de vin ou d'un quelconque aliment ?
C'est du culte lévitique, avec son abondance de règles rituelles, que vient ce genre d'interdictions alimentaires où il est question d'aliments purs ou impurs.
Et puisque Jésus a déclaré :
Matthieu 5 : 18 Car, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre ne passeront point, il ne disparaîtra pas de la loi un seul iota ou un seul trait de lettre, jusqu'à ce que tout soit arrivé.
tout laisse à penser que toutes ces règles sont toujours d'actualité. Est-ce le cas ? Subsisterait-il encore quelques restrictions à la liberté parce que Jésus-Christ a aussi dit :
Jean8:36 - Si donc le Fils vous affranchit, vous serez réellement libres.
Il y a donc un point à éclaircir ! Aliments purs. Aliments impurs. Voyons ou écoutons comment sont nées ces lois et ce qu'en dit le nouveau testament de la Bible, à la lumière de la nouvelle alliance, la seule alliance en vigueur aujourd'hui entre Dieu et les hommes.
Exode 25 :9 (Dieu dit à Moïse) Vous ferez le tabernacle et tous ses ustensiles d’après le modèle que je vais te montrer.
Exode 25 :40 : Regarde et fais d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne.
Exode 26 :30 Tu dresseras le tabernacle d’après le modèle qui t’est montré sur la montagne
Nombres 8 : 4 Le chandelier était d'or battu; jusqu'à son pied, jusqu'à ses fleurs, il était d'or battu; Moïse avait fait le chandelier d'après le modèle que l'Éternel lui avait montré.
Le culte lévitique est une figure terrestre et passagère faite à partir d'un modèle qui est dans les cieux.
Moïse a reçu cette vision spirituelle du tabernacle et son sacerdoce établis dans les cieux et il l'a retranscrit le plus fidèlement possible d'après ce que Dieu lui avait donné d’entrevoir. Ce sacerdoce est clairement déclaré comme une imitation, une imitation faite de main d'homme, du véritable sanctuaire qui est dans les cieux et où Christ est entré. On lit dans Hébreux (le nouveau testament) :
Hébreux 9:24 - Car Christ n'est pas entré dans un sanctuaire fait de main d'homme, en imitation du véritable, mais il est entré dans le ciel même, afin de comparaître maintenant pour nous devant la face de Dieu
Hébreux 9 : 11 Mais Christ est venu comme souverain sacrificateur des biens à venir ; il a traversé le tabernacle plus grand et plus parfait, qui n'est pas construit de main d'homme, c'est-à-dire, qui n'est pas de cette création.
Le vrai tabernacle n'est pas terrestre, il n'est pas de cette création ; le tabernacle céleste est plus grand et plus parfait que le terrestre. Le tabernacle et son culte terrestres ne sont qu'une ombre des choses à venir et non l’exacte représentation nous dit le texte qui suit :
Hébreux 10 :1 - En effet, la loi, qui possède une ombre des biens à venir, et non l'exacte représentation des choses, ne peut jamais, par les mêmes sacrifices qu'on offre perpétuellement chaque année, amener les assistants à la perfection.
Le tabernacle terrestre illustrait imparfaitement et a été institué par Dieu pour annoncer ce que le grand souverain sacrificateur, le Seigneur Jésus Christ, après sa mort, accomplirait en traversant le vrai tabernacle. Et qu'a donc accompli le Seigneur Jésus dans ce tabernacle ?
Hébreux 9 : 23 Il était donc nécessaire, puisque les images des choses qui sont dans les cieux devaient être purifiées de cette manière, que les choses célestes elles-mêmes le fussent par des sacrifices plus excellents que ceux-là...
Le culte lévitique est qualifié ici 'd'images des choses qui sont dans les cieux' et c’est dans ce cadre que s'effectuait imparfaitement la purification des péchés, imparfaitement parce que le grand prêtre, le souverain sacrificateur devait chaque jour reproduire les mêmes rites et sacrifices.
Hébreux 7 :17 car ce témoignage lui est rendu : Tu es sacrificateur pour toujours Selon l'ordre de Melchisédek.
Jésus-Christ, le souverain sacrificateur, sacrificateur pour toujours selon l’ordre de Melchisédech (Hébreux 5 :6) remplace tous les souverains sacrificateurs terrestres car après sa résurrection, Il a procédé dans les lieux célestes, à l’accomplissement de tout ce dont le culte lévitique n’était qu’une image terrestre, temporaire et voilée.
Hébreux 7 ; 26-27 Il nous convenait, en effet, d'avoir un souverain sacrificateur comme lui, saint, innocent, sans tache, séparé des pécheurs, et plus élevé que les cieux,
qui n'a pas besoin, comme les souverains sacrificateurs, d'offrir chaque jour des sacrifices, d'abord pour ses propres péchés, ensuite pour ceux du peuple, -car ceci, il l'a fait une fois pour toutes en s'offrant lui-même.
Jésus-Christ a fait l’expiation, une fois pour toutes. Il a par son sacrifice excellent purifié les choses célestes.
Il l’a fait une fois pour toutes rendant inutiles les rites répétés de l’ancien culte lévitique ! Nous l'avons dit, du temps de Moïse, il fallait constamment répéter au fil des jours, des semaines, des mois, des années, des siècles, les mêmes rites pour maintenir la purification des péchés. Aujourd’hui la boucle est bouclée. La purification n'est plus à faire car elle a été faite une fois pour toutes. C'est par les effets perpétuels du sacrifice de Jésus, que nous avons été purifiés et donc réconciliés définitivement avec le Père.
UNE FOIS POUR TOUTES. Le sacerdoce lévitique était donc un prototype imparfait pour la purification. Le prototype a maintenant été remplacé par ce qui est véritable et définitif.
Hébreux 7 ; 11 Si donc la perfection avait été possible par le sacerdoce Lévitique, -car c'est sur ce sacerdoce que repose la loi donnée au peuple, -qu'était-il encore besoin qu'il parût un autre sacrificateur selon l'ordre de Melchisédek, et non selon l'ordre d'Aaron?
La loi, toutes les interdictions alimentaires et autres rites, nous dit ce texte, repose sur ce sacerdoce lévitique qui n'apportait aucune perfection. La perfection est venue avec Jésus-Christ. La vieille copie impuissante, l'imitation (Hébreux 7 :18) a été rendue caduque et sans utilité par l'œuvre parfaite de Jésus-Christ, le grand souverain sacrificateur, pour toujours.
Hébreux 7 ; 18 Il y a ainsi abolition d'une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité,
- car la loi n'a rien amené à la perfection, - et introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.
Le message général de cette ordonnance antérieure, l'ordonnance du culte lévitique, était qu'on ne pouvait espérer s'approcher du Dieu Saint et être approché de Lui qu'à la condition exclusive d'être rendu au préalable, pur et parfait au moyen de règles purificatrices et sanctifiantes. Il faut être parfait et saint pour pouvoir se tenir en Sa présence.
Cette ordonnance est aujourd'hui, abolie par Jésus-Christ, l'Homme Parfait car nous nous approchons maintenant de Dieu par Lui (une meilleure espérance). Les rites qui ne pouvaient rendre parfait constituaient en comparaison une moins bonne espérance. Jésus Christ a introduit une meilleure espérance par laquelle l'homme peut aujourd'hui s'approcher librement de Dieu, meilleure parce qu’elle est perpétuelle, constamment agissante et sans la nécessité d’intermédiaires humains, de rites particuliers ou d'interdictions alimentaires.
La haute sacrificature de Jésus-Christ dans le ciel et la nouvelle alliance qui en découle sont l'aboutissement, le point d'orgue de la loi lévitique sur terre, qui par conséquence se retrouve périmée.
Le rôle des préceptes du lévitique étant juste d’annoncer, de préfigurer l’œuvre du souverain sacrificateur, Jésus-Christ, en attendant qu'Il vienne, ont donc rempli leur mission.
Jésus étant mort, ressuscité, glorifié et ayant ainsi tout accompli, ils n’ont plus leur raison d’être, sinon de nous aider à comprendre ce que Christ devait faire et a fait dans les cieux et sur la terre(pour les plus érudits et éclairés d'entre nous).
Et voici en conséquence, ce que dit le nouveau testament :
Colossiens 2; 16 Que personne donc ne vous juge au sujet du manger ou du boire, ou au sujet d'une fête, d'une nouvelle lune, ou des sabbats: c'était l'ombre des choses à venir, mais le corps est en Christ.
Colossiens 2; 20 Si vous êtes morts avec Christ aux rudiments du monde, pourquoi, comme si vous viviez dans le monde, vous impose-t-on ces préceptes:
Ne prends pas! ne goûte pas! ne touche pas!
préceptes qui tous deviennent pernicieux par l'abus, et qui ne sont fondés que sur les ordonnances et les doctrines des hommes?
Ils ont, à la vérité, une apparence de sagesse, en ce qu'ils indiquent un culte volontaire, de l'humilité, et le mépris du corps, mais ils sont sans aucun mérite et contribuent à la satisfaction de la chair..
Ce texte ne dit-il pas que le chrétien n’est plus soumis à aucune règle alimentaire ou rituelle (appelée l’ombre des choses à venir) ? AUCUNE. Parce qu’en Christ, tout est accompli.
Et Jésus ne contredit pas sa déclaration selon laquelle pas un iota de la loi ne disparaitrait car toute la cette loi ayant été parfaitement accomplie par Lui est en quelque sorte réunie à Lui. Il l'a accomplie comme il l’avait aussi annoncé. La loi est toujours là, mais accomplie, perfectionnée, complète et éternellement finalisée en Lui-même, en Sa personne.
Ephésiens 1; 10 En lui nous avons la rédemption par son sang, la rémission des péchés, selon la richesse de sa grâce, que Dieu a répandue abondamment sur nous par toute espèce de sagesse et d'intelligence,
nous faisant connaître le mystère de sa volonté, selon le bienveillant dessein qu'il avait formé en lui-même, pour le mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.
Dieu a tout réuni en Christ, et cela inclut le culte lévitique. Christ est la version achevée, finalisée et parfaite du Lévitique qui réside maintenant en Lui, dans sa personne divine, pour l’éternité. Les rites et ordonnances, devenus inutiles sont remplacés dans la nouvelle alliance par une plus haute réalité : la VIE impérissable du Fils de Dieu. Cette vie que Christ partage par l’Esprit avec tous les membres de son corps, nous !
Les enfants de Dieu, nés de nouveau, forment un seul corps avec Celui qui est la version finale, parfaite et accomplie du Lévitique et ils sont rendus participants de cette perfection. Ils ne sont donc plus soumis aux rites du prototype imparfait, aux rites et ordonnances de l’ombre des choses à venir ! On n'habite plus dans les baraquements, une fois que la maison est terminée de construire.
Mais alors, quelle place a le texte qui suit ?
Actes 15 : 20-21 C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu,
mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang.
CAR, depuis bien des générations, Moïse adans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues.
Dans Actes 15, les apôtres conseillent dans une lettre adressée aux jeunes églises, de ne pas manger de viandes sacrifiées, d’animaux étouffés et de sang (d'où la polémique sur le boudin, entre autres), des règles très lévitiques !
Le livre des Actes des Apôtres (ou du Saint Esprit) est un récit retraçant la naissance et les débuts de l'église. Il est incontestablement un livre inspiré, et contient beaucoup de principes étayant la doctrine chrétienne mais il n'est pas un traité de doctrine.
Ce conseil donné par les apôtres est-il à considérer comme un point doctrinal permanent ou plutôt comme une mesure de sagesse temporaire, liée à l’époque et au contexte que nous rapporte un récit fidèle ?
Le petit mot, tout petit mot, de la phrase suivante ‘car’ donne la raison toute simple de cette déclaration des apôtres et elle n’a rien de doctrinale. Ils veulent épargner des difficultés aux juifs nouvellement convertis en évitant de choquer les adeptes de Moïse, nombreux et très influents, car c'est la religion prédominante de l'époque.
L'apôtre Jacques qui parle ici, exprime simplement un avis (je suis d'avis qu'on ne crée pas...) qui se comprend aisément au vu de l'époque, de leur environnement et surtout du peu de compréhension de l'évangile qu'avaient les disciples à ce moment-là (nous allons le voir).
L'époque et l'environnement
Au jour de ce récit, la doctrine de la bonne nouvelle de l’évangile n'est pas encore solidement établie, comme elle l'est aujourd’hui, grâce aux épitres du nouveau testament. Rappelons-nous qu'il n'y a rien d’écrit, à ce moment-là. La doctrine est transmise oralement à Jérusalem par l'enseignement de quelques apôtres (Actes 2:42). Et il apparaît clairement que ces apôtres n'ont pas tout compris de la nouvelle place que la loi donnée par Moïse est censée prendre dans l'évangile de Jésus-Christ. Il a fallu plusieurs épitres de Paul pour l'expliquer plus tard et même encore aujourd'hui, on peine à l'appliquer.
Oui! La Bible nous montre des apôtres, dans une église naissante insuffisamment instruits sur tout ce qui touche la loi et les retombées révolutionnaires de l'évangile ! Jugez vous-même :
Actes 11 :1 Les apôtres et les frères qui étaient dans la Judée apprirent que les païens avaient aussi reçu la parole de Dieu. Et lorsque Pierre fut monté à Jérusalem, les fidèles circoncis lui adressèrent des reproches,
en disant: Tu es entré chez des incirconcis, et tu as mangé avec eux. Pierre se mit à leur exposer d'une manière suivie ce qui s'était passé.
Actes 11 :17 Or, puisque Dieu leur a accordé le même don qu'à nous qui avons cru au Seigneur Jésus Christ, pouvais-je, moi, m'opposer à Dieu?
Après avoir entendu cela, ils se calmèrent, et ils glorifièrent Dieu, en disant: Dieu a donc accordé la repentance aussi aux païens, afin qu'ils aient la vie.
S'ils avaient pleinement assimilé le plan de salut en Jésus Christ pour toutes les nations, les frères juifs, convertis à Christ et enseignés par les apôtres (Actes 15:5 -Actes 2:42) auraient-ils reproché à Pierre d'être allé manger avec des païens (des incirconcis comme ils les appelaient) ?
Plus encore, se seraient-ils étonnés que Dieu accorde aussi la repentance aux païens et que le baptême du Saint Esprit puisse être donné à un centenier romain, à Corneille, un non-juif, au moment de sa conversion ?
Et plus encore, se seraient-ils irrités au point que pour qu'ils se calment (!), Pierre dut leur expliquer en détail comment Dieu s'y était pris pour lui faire comprendre et accepter que les promesses étaient désormais aussi pour toutes les nations et pas seulement pour le peuple d'Israël ?
Le manque de compréhension de l'évangile était tel que certains allaient jusqu'à affirmer qu'il fallait être circoncis pour être sauvé !? Il fallait rester sous la loi de Moïse pour être sauvé !
Actes 15 : 1 Quelques hommes, venus de la Judée, enseignaient les frères, en disant: Si vous n'êtes circoncis selon le rite de Moïse, vous ne pouvez être sauvés.
Paul et Barnabas eurent avec eux un débat et une vive discussion; et les frères décidèrent que Paul et Barnabas, et quelques-uns des leurs, monteraient à Jérusalem vers les apôtres et les anciens, pour traiter cette question..
Des frères venant de Jérusalem et commençant à propager cette doctrine légaliste à Antioche se heurtèrent à Paul et Barnabas et il y eut des débats de très vives discussions. Ça a bardé !
Mesurant l’ampleur de l’ignorance régnant à Jérusalem concernant ces points doctrinaux, il fut décidé que Paul et Barnabas y descendraient pour mettre les pendules à l’heure.
Actes 15 : 5 Alors quelques-uns du parti des pharisiens, qui avaient cru, se levèrent, en disant qu'il fallait circoncire les païens et exiger l'observation de la loi de Moïse.
Il fallait absolument faire taire certains qui voulaient forcer les païens qui se convertissaient à judaïser (Actes 15:1), c'est à dire à adopter des pratiques rituelles juives, telles qu'enseignées dans la Thora (dont par exemple la circoncision), tendance qui incroyablement, subsiste encore de nos jours, au 21ème siècle, dans certaines communautés chrétiennes! Or voici ce que dit la doctrine de la grâce en Jésus-Christ :
Galates 5 : 6 Car, en Jésus Christ, ni la circoncision ni l'incirconcision n'a de valeur, mais la foi qui est agissante par la charité (qui se traduit par l'amour).
C'est pour cela que rien de ce qui est dit à ce moment-là ne peut être considéré comme un point de doctrine s'il n'est pas confirmé et équilibré par d'autres textes des épîtres.
Considérons encore quelques instants celui qui est à l'origine de ce fameux avis : l’apôtre Jacques. Le Saint Esprit ne nous aurait-il pas fait un clin d'œil (si je puis dire) en permettant qu'un fait particulier soit rapporté dans l'épitre aux Galates. En effet, dans cette épitre, Jacques apparait comme le chef de file de la branche dure et légaliste de l’église tout juste née.
Il est raconté que lorsqu'il envoie ses disciples visiter Pierre, celui-ci, en l'apprenant a tellement de crainte de ces gens et de leur rigidité légaliste qu'il interrompt un repas qu’il est en train de prendre avec des non juifs pour ne pas être vu avec eux. Il s'esquive et se tient à l'écart pour éviter le conflit et les reproches inévitables des tyrans. Il n'est d'ailleurs pas le seul à trembler devant cette frange rigide de l'église puisque même Barnabas, le compagnon de service de Paul se laisse entraîner. Paul va reprendre publiquement Pierre sur son attitude et le Saint Esprit a permis et voulu que cette histoire nous parvienne puisqu'on lit :
Galates 2 : 11 Mais lorsque Céphas (Pierre) vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible. En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens ; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis.
Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous : Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser ?
Depuis sa vision et son expérience avec Corneille (Actes 10), Pierre avait compris qu'il ne se souillait pas en mangeant avec des non-juifs, contrairement à ce que disait la loi juive. Pourtant il préféra ne pas être vu avec eux, à l'arrivée de la 'bande à Jacques'. C'est dire à quel point la doctrine de l'évangile était fragile, peu solidement fondée et combien la pression du parti des pharisiens qui s'étaient convertis était puissante. Hormis l'apôtre Paul, personne n'avait encore reçu la révélation de toute l’étendue de la doctrine révolutionnaire de l’évangile.
Il n’est donc pas étonnant que les apôtres aient donné cet avis peu éclairé de notre passage d'Actes 15.
On l'a compris, ça ne peut pas être un point de doctrine permanent sur les aliments. Cet avis a été émis dans un temps d’ajustements, 'de vives discussions', de l'église. Les désaccords étaient vifs sur le sujet, et marqués par l’influence de pharisiens qui, bien que convertis, n'étaient pas du tout instruits et toujours dominés par la loi mosaïque.
A la lumière de tout le nouveau testament, faire de l'avis de Jacques d'imposer ces règles alimentaires sur les viandes étouffées ou le sang, faire de cela une règle de doctrine permanente sur les aliments, est en totale contradiction avec ce qui est écrit dans les épîtres. Et comme il n'y a pas de contradiction dans le message biblique, s'il semble y en avoir, c'est que quelque chose nous a échappé et qu'il faut étudier, réfléchir et se laisser guider par le véritable Auteur de cette Parole.
Le maintien de tels principes de restriction alimentaire ou d'obligations rituelles, aujourd'hui, jette la confusion au sein du peuple de Dieu qui pourtant, depuis longtemps, devrait être libéré de ces jougs inutiles et périmés.
1 Corinthiens 10 :27 Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu'on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience.
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Ceci étant dit, il y a dans l'avis de l'apôtre Jacques quelque chose que l'on retiendra pour l’appliquer dans une circonstance particulière. Un grand et magnifique principe nous est décrit dans l'épitre aux Romains : Que ta liberté ne soit pas une pierre d’achoppement, c’est-à-dire une occasion de chute ou de scandale pour celui ou celle dont la conscience est plus faible.
Romains 14 : 20 Pour un aliment, ne détruis pas l'œuvre de Dieu. A la vérité toutes choses sont pures ; mais il est mal à l'homme, quand il mange, de devenir une pierre d'achoppement.
Il est bien de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, et de s'abstenir de ce qui peut être pour ton frère une occasion de chute, de scandale ou de faiblesse.
La seconde phrase vite lue ou isolée de son contexte peut être comprise de travers. Il n'est pas dit ici que, de manière absolue, on ne doit ni manger de viande ni boire de vin. (Il s'agit d'ailleurs ici de viande sacrifiée aux idoles et non pas de viande en général). Il est dit qu'on devrait s'en abstenir quand ça peut devenir une occasion de chute pour un frère ou une sœur en Christ.
Il nous est enseigné ici que notre liberté (donc nous en avons bien une !) ne devrait jamais occasionner la chute de celui ou celle qui aurait une conscience plus faible que nous parce qu’imparfaitement instruite. L’amour prime sur la liberté. En accord avec la sainte doctrine, je suis libre de manger du boudin ou de boire du vin mais dans une circonstance où cela risquerait de choquer ou de déstabiliser la foi de quelqu'un moins bien instruit sur la grâce de Dieu, je préfèrerai m'en abstenir. Par amour, par charité.
Dans tous les autres cas, la règle doctrinale suivante prévaut :
1 Corinthiens 10 :27 Si un non-croyant vous invite et que vous vouliez aller, mangez de tout ce qu'on vous présentera, sans vous enquérir de rien par motif de conscience.
C’est clair, n’est-ce pas ? Vous êtes libres. Le Saint Esprit vous le dit de façon limpide et indiscutable dans 1 Corinthiens 10:27. Libres de manger de tout sans vous enquérir de rien par motif de conscience. Et vous êtes aussi libres de vous abstenir de cet aliment, pour ne pas blesser votre prochain. Cette expression de l'amour n'est pas de l'hypocrisie mais un acte volontaire et bienveillant d'un homme ou d'une femme vraiment libre et respectueux des convictions d'autrui.
Romains 14 : 14-16 Je sais et je suis persuadé par le Seigneur Jésus que rien n'est impur en soi, et qu'une chose n'est impure que pour celui qui la croit impure.
Mais si, pour un aliment, ton frère est attristé, tu ne marches plus selon l'amour: ne cause pas, par ton aliment, la perte de celui pour lequel Christ est mort.
L’amour passe avant notre liberté mais ne laissons personne nous asservir à des règles périmées et inutilement répressives, sans parler du témoignage déplorable et improprement sectaire vis à vis des gens qui nous entourent.
Ces règles sournoisement imposées, en détachant des versets de leur contexte et de l’esprit de la prophétie, sont en infraction avec la saine doctrine et traduisent soit un manque d’instruction dans les Ecritures, soit un légalisme suspect. Elles doivent être rejetées, quel qu'en soit le messager.
Qu'il n'y ait pas de malentendu ! Nous connaissons tous imparfaitement (1 Corinthiens 13 :9) et si nous savons quelque chose c'est que le Seigneur nous l'a enseigné dans notre coeur.
1 Corinthiens 4 : 7 - Car qui est-ce qui te distingue ? Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? Et si tu l'as reçu, pourquoi te glorifies-tu, comme si tu ne l'avais pas reçu ?
Il n’est donc aucunement question de reprocher au messager de ne pas savoir une chose et encore moins, de rejeter ou de critiquer telle ou telle personne, qui, mal instruite, prodiguerait de mauvaises instructions.
Restant dans l’amour et le respect, examinons ce qui est bon (1 Thessaloniciens 5 :21), rejetons le mauvais message sans rejeter le messager, mais ne laissons personne déformer la Parole pour nous asservir à quoi que ce soit !
Galates 5 :1 C'est pour la liberté que Christ nous a affranchis. Demeurez donc fermes, et ne vous laissez pas mettre de nouveau sous le joug de la servitude.
1 Corinthiens 6 :12 Tout m'est permis, mais tout n'est pas utile; tout m'est permis, mais je ne me laisserai asservir par quoi que ce soit.
It is from Levitical worship, with its abundance of ritual rules, that such food prohibitions concerning clean or unclean foods originated.
And since Jesus declared:
Matthew 5:18 – “For truly I tell you, until heaven and earth disappear, not the smallest letter, not the least stroke of a pen, will by any means disappear from the Law until everything is accomplished.”
everything seems to suggest that all these rules are still in force. Is that the case? Might there still be some restrictions on freedom because Jesus Christ also said:
John 8:36 – “So if the Son sets you free, you will be free indeed.”
So there is a point to clarify! Clean foods. Unclean foods. Let us see or listen to how these laws came into being and what the New Testament of the Bible says about them, in the light of the new covenant—the only covenant in effect today between God and human beings.
Exodus 25:9 – “Make this tabernacle and all its furnishings exactly like the pattern I will show you.”
Exodus 25:40 – “See that you make them according to the pattern shown you on the mountain.”
Exodus 26:30 – “Set up the tabernacle according to the plan shown you on the mountain.”
Numbers 8:4 – “This is how the lampstand was made: It was made of hammered gold—from its base to its blossoms. The lampstand was made exactly like the pattern the Lord had shown Moses.”
Levitical worship is an earthly and temporary figure made according to a pattern that is in the heavens.
Moses received this spiritual vision of the tabernacle and its priesthood established in the heavens, and he transcribed it as faithfully as possible according to what God allowed him to glimpse. This priesthood is clearly declared to be an imitation—made by human hands—of the true sanctuary that is in the heavens, into which Christ entered. We read in Hebrews (the New Testament):
Hebrews 9:24 – “For Christ did not enter a sanctuary made with human hands that was only a copy of the true one; he entered heaven itself, now to appear for us in God’s presence.”
Hebrews 9:11 – “But when Christ came as high priest of the good things that are now already here, he went through the greater and more perfect tabernacle that is not made with human hands, that is to say, is not a part of this creation.”
The true tabernacle is not earthly; it is not of this creation. The heavenly tabernacle is greater and more perfect than the earthly. The earthly tabernacle and its worship are only a shadow of what is to come and not the exact representation, as the following text says:
Hebrews 10:1 – “The law is only a shadow of the good things that are coming—not the realities themselves. For this reason it can never, by the same sacrifices repeated endlessly year after year, make perfect those who draw near to worship.”
The earthly tabernacle was an imperfect illustration and was instituted by God to announce what the great High Priest, the Lord Jesus Christ, would accomplish—after His death—by passing through the true tabernacle. And what did the Lord Jesus accomplish in that tabernacle?
Hebrews 9:23 – “It was necessary, then, for the copies of the heavenly things to be purified with these sacrifices, but the heavenly things themselves with better sacrifices than these.”
Levitical worship is here called “copies of the heavenly things,” and it was within this framework that the purification of sins took place imperfectly—imperfectly because the high priest had to reproduce the same rites and sacrifices day after day.
Hebrews 7:17 – “For it is declared: ‘You are a priest forever, in the order of Melchizedek.’”
Jesus Christ, the High Priest—a priest forever, in the order of Melchizedek (Hebrews 5:6)—replaces all the earthly high priests, for after His resurrection He accomplished in the heavenly places all that Levitical worship was only an earthly, temporary, and veiled image of.
Hebrews 7:26–27 – “Such a high priest truly meets our need—one who is holy, blameless, pure, set apart from sinners, exalted above the heavens. Unlike the other high priests, he does not need to offer sacrifices day after day, first for his own sins, and then for the sins of the people. He sacrificed for their sins once for all when he offered himself.”
Jesus Christ made atonement once for all. By His excellent sacrifice He purified the heavenly things.
He did this once for all, rendering the repeated rites of the old Levitical priesthood unnecessary! In Moses’ time, the same rites had to be constantly repeated over the days, weeks, months, years, and centuries to maintain the purification of sins. Today the circle is complete. Purification is no longer something to be done, for it has been done once for all. It is by the perpetual effects of Jesus’ sacrifice that we have been purified and thus definitively reconciled with the Father.
ONCE FOR ALL. The Levitical priesthood was therefore an imperfect prototype for purification. The prototype has now been replaced by what is true and definitive.
Hebrews 7:11 – “If perfection could have been attained through the Levitical priesthood—and indeed the law given to the people established that priesthood—why was there still need for another priest to come, one in the order of Melchizedek, not in the order of Aaron?”
The law—all the food prohibitions and other rites—rests, says this text, on this Levitical priesthood that brought no perfection. Perfection came with Jesus Christ. The powerless imitation (Hebrews 7:18) has been made obsolete and useless by the perfect work of Jesus Christ, the great High Priest forever.
Hebrews 7:18–19 – “The former regulation is set aside because it was weak and useless (for the law made nothing perfect), and a better hope is introduced, by which we draw near to God.”
The overall message of this former regulation—the ordinance of Levitical priesthood —was that one could hope to approach the Holy God, and be approached by Him, only on the exclusive condition of first being made pure and perfect by purifying and sanctifying rules. One must be perfect and holy to stand in His presence.
This ordinance is today abolished by Jesus Christ, the Perfect Man, for we now approach God through Him (a better hope). The rites that could not make perfect constituted, by comparison, a lesser hope. Jesus Christ has introduced a better hope by which people can now approach God freely—better because it is perpetual, constantly at work, and without the need for human intermediaries, particular rites, or food prohibitions.
The high priesthood of Jesus Christ in heaven and the new covenant that flows from it are the culmination—the crowning point—of Levitical law on earth, which therefore becomes outdated.
The role of the precepts of Leviticus was only to announce, to foreshadow, the work of the High Priest, Jesus Christ, while waiting for Him to come; they therefore fulfilled their purpose.
Since Jesus died, rose again, and was glorified—and thus accomplished everything—they no longer have any reason to be, except to help us understand what Christ was to do and has done in heaven and on earth (for the most learned and enlightened among us).
And here, consequently, is what the New Testament says:
Colossians 2:16–17 – “Therefore do not let anyone judge you by what you eat or drink, or with regard to a religious festival, a New Moon celebration or a Sabbath day. These are a shadow of the things that were to come; the reality, however, is found in Christ.”
Colossians 2:20–23 – “Since you died with Christ to the elemental spiritual forces of this world, why, as though you still belonged to the world, do you submit to its rules: ‘Do not handle! Do not taste! Do not touch!’? These rules, which have to do with things that are all destined to perish with use, are based on merely human commands and teachings. Such regulations indeed have an appearance of wisdom, with their self-imposed worship, their false humility and their harsh treatment of the body, but they lack any value in restraining sensual indulgence.”
Does this text not say that the Christian is no longer subject to any food or ritual rule (called the shadow of things to come)? NONE. Because in Christ, everything is accomplished.
And Jesus does not contradict His declaration that not one iota of the law would disappear, for all this law, having been perfectly accomplished by Him, is in a sense gathered up in Him. He fulfilled it, as He had also announced. The law is still there, but fulfilled, perfected, complete, and eternally finalized in Him, in His own person.
Ephesians 1:7–10 – “In him we have redemption through his blood, the forgiveness of sins, in accordance with the riches of God’s grace that he lavished on us. With all wisdom and understanding, he made known to us the mystery of his will according to his good pleasure, which he purposed in Christ, to be put into effect when the times reach their fulfillment—to bring unity to all things in heaven and on earth under Christ.”
God has brought everything together in Christ, and that includes Levitical priesthood. Christ is the completed, finalized, and perfect version of Leviticus, which now resides in Him, in His divine person, for eternity. The rites and ordinances, having become useless, are replaced in the new covenant by a higher reality: the imperishable LIFE of the Son of God. This life Christ shares by the Spirit with all the members of His body—us!
The children of God, born again, form one body with the One who is the final, perfect, and accomplished version of Leviticus, and they are made participants in that perfection. They are therefore no longer subject to the rites of the imperfect prototype—to the rites and ordinances of the shadow of things to come! We no longer live in the barracks once the house is finished being built.
But then, what place does the following text have?
Acts 15:20–21 – “Instead we should write to them, telling them to abstain from food polluted by idols, from sexual immorality, from the meat of strangled animals and from blood. For the law of Moses has been preached in every city from the earliest times and is read in the synagogues on every Sabbath.”
In Acts 15, the apostles advise—in a letter to young churches—not to eat meat sacrificed to idols, meat of strangled animals, and blood (hence the controversy about black pudding, among other things): very Levitical rules!
The book of Acts (the Acts of the Apostles—or of the Holy Spirit) is an account tracing the birth and beginnings of the church. It is unquestionably an inspired book and contains many principles supporting Christian doctrine, but it is not a doctrinal treatise.
Should this counsel given by the apostles be considered a permanent doctrinal point, or rather a temporary measure of wisdom tied to the time and context reported by a faithful narrative?
The little word—very small!—in the next sentence, “For”, gives the simple reason for this statement by the apostles, and it is nothing doctrinal. They wanted to spare difficulties for newly converted Jews by avoiding shocking the adherents of Moses—numerous and very influential—since it was the predominant religion of the time.
The apostle James, who speaks here, simply expresses an opinion (“It is my judgment that we should not make it difficult…”), which is easily understood in view of the time, their environment, and especially the limited understanding of the gospel that the disciples had at that moment (as we will see).
The time and the environment
At the time of this account, the doctrine of the good news of the gospel was not yet solidly established as it is today thanks to the New Testament epistles. Let us remember that nothing had yet been written at that time. Doctrine was being transmitted orally in Jerusalem through the teaching of some apostles (Acts 2:42). And it clearly appears that these apostles had not yet fully grasped the new place the law given by Moses was to take in the gospel of Jesus Christ. It took several of Paul’s epistles to explain it later—and even today we struggle to apply it.
Yes! The Bible shows us apostles in a newborn church insufficiently instructed on everything related to the law and the revolutionary implications of the gospel! Judge for yourselves:
Acts 11:1–3 – “The apostles and the believers throughout Judea heard that the Gentiles also had received the word of God. So when Peter went up to Jerusalem, the circumcised believers criticized him and said, ‘You went into the house of uncircumcised men and ate with them.’” Acts 11:4 – “Starting from the beginning, Peter told them the whole story.” Acts 11:17–18 – “So if God gave them the same gift he gave us who believed in the Lord Jesus Christ, who was I to think that I could stand in God’s way?” When they heard this, they had no further objections and praised God, saying, “So then, even to Gentiles God has granted repentance that leads to life.”
Had the Jewish brothers—converted to Christ and taught by the apostles (Acts 15:5; Acts 2:42)—fully understood God’s plan of salvation in Jesus Christ for all nations, would they have reproached Peter for going to eat with Gentiles (the “uncircumcised,” as they called them)?
Moreover, would they have been surprised that God also grants repentance to Gentiles, and that the baptism of the Holy Spirit could be given to a Roman centurion—to Cornelius, a non-Jew—at the moment of his conversion?
And beyond that, would they have been so upset that Peter had to explain to them in detail how God had brought him to understand and accept that the promises were now also for all nations, not only for the people of Israel, in order to calm them down?
The lack of understanding of the gospel was such that some went so far as to affirm that one had to be circumcised to be saved! That one had to remain under the law of Moses to be saved!
Acts 15:1 – “Certain people came down from Judea to Antioch and were teaching the believers: ‘Unless you are circumcised, according to the custom taught by Moses, you cannot be saved.’”
Paul and Barnabas opposed them and there were debates and sharp discussions; and the brothers decided that Paul and Barnabas, and some others, should go up to Jerusalem to the apostles and elders to consider this question.
Acts 15:5 – “Then some of the believers who belonged to the party of the Pharisees stood up and said, ‘The Gentiles must be circumcised and required to keep the law of Moses.’”
It was absolutely necessary to silence some who wanted to force the Gentiles who were converting to follow Jewish customs (Acts 15:1)—that is, to adopt Jewish ritual practices as taught in the Torah (for example, circumcision)—a trend that, incredibly, still persists today in certain Christian communities in the 21st century! But here is what the doctrine of grace in Jesus Christ says:
Galatians 5:6 – “For in Christ Jesus neither circumcision nor uncircumcision has any value. The only thing that counts is faith expressing itself through love.”
That is why nothing said at that moment can be considered a point of doctrine unless it is confirmed and balanced by other texts in the epistles.
Let us consider for a moment the one who is behind this famous opinion: the apostle James. Did the Holy Spirit not give us a “wink,” so to speak, by allowing a particular fact to be reported in the epistle to the Galatians? Indeed, in that epistle, James appears as the leader of the hardline, legalistic branch of the just-born church.
It is recounted that when he sent his people to visit Peter, Peter—upon learning of it—was so afraid of them and their legalistic rigidity that he interrupted a meal he was taking with non-Jews so as not to be seen with them. He slipped away and kept his distance to avoid conflict and the inevitable reproaches of the tyrants. He was not the only one to tremble before this rigid faction of the church, for even Barnabas, Paul’s ministry companion, was carried away. Paul publicly rebuked Peter for his behavior, and the Holy Spirit allowed and intended for this story to reach us, for we read:
Galatians 2:11–12, 14 – “When Cephas came to Antioch, I opposed him to his face, because he stood condemned. For before certain men came from James, he used to eat with the Gentiles. But when they arrived, he began to draw back and separate himself from the Gentiles because he was afraid of those who belonged to the circumcision group… When I saw that they were not acting in line with the truth of the gospel, I said to Cephas in front of them all, ‘You are a Jew, yet you live like a Gentile and not like a Jew. How is it, then, that you force Gentiles to follow Jewish customs?’”
Since his vision and his experience with Cornelius (Acts 10), Peter had understood that he did not defile himself by eating with non-Jews, contrary to what Jewish law said. Yet he preferred not to be seen with them upon the arrival of “James’s group.” This shows how fragile and weakly founded the doctrine of the gospel was at that time, and how powerful the pressure of the Pharisee party—who had converted yet were still dominated by the Mosaic law—could be. Except for the apostle Paul, no one had yet received the revelation of the full scope of the gospel’s revolutionary doctrine.
It is therefore not surprising that the apostles gave that rather ill-informed opinion in our Acts 15 passage.
As we have understood, it cannot be a permanent doctrinal point about foods. That opinion was issued during a time of adjustments—of “sharp disputes”—in the church. The disagreements were strong on the subject and marked by the influence of Pharisees who, though converted, were not at all instructed and were still dominated by the Mosaic law.
In the light of the whole New Testament, making James’s opinion—that these rules about strangled meat or blood should be imposed—a permanent doctrinal rule about foods is in total contradiction with what is written in the epistles. And since there is no contradiction in the biblical message, if one seems to appear, it means that something has escaped us and that we must study, reflect, and let ourselves be guided by the true Author of this Word.
The maintenance of such principles of food restriction or ritual obligations today sows confusion among God’s people, who for a long time should have been freed from these useless and outdated yokes.
1 Corinthians 10:27 – “If an unbeliever invites you to a meal and you want to go, eat whatever is put before you without raising questions of conscience.”
That said, there is something in the apostle James’s advice that we should retain and apply in a particular circumstance. A great and beautiful principle is described for us in the epistle to the Romans: Let your liberty not be a stumbling block—that is, a cause of falling or scandal—for someone whose conscience is weaker.
Romans 14:20–21 – “Do not destroy the work of God for the sake of food. All food is clean, but it is wrong for a person to eat anything that causes someone else to stumble. It is better not to eat meat or drink wine or to do anything else that will cause your brother or sister to fall.”
The second sentence—read quickly or isolated from its context—can be misunderstood. It is not saying here that, in an absolute sense, one must neither eat meat nor drink wine (and in any case the issue here is meat sacrificed to idols, not meat in general). It says that we should abstain when it could become a stumbling block for a brother or sister in Christ.
We are taught here that our freedom (so we do indeed have one!) should never cause the fall of someone whose conscience is weaker than ours because it is imperfectly instructed. Love takes precedence over liberty. In accordance with sound doctrine, I am free to eat black pudding or to drink wine, but in a circumstance where this might shock or destabilize the faith of someone less well instructed in the grace of God, I would prefer to abstain. Out of love, out of charity.
In all other cases, the following doctrinal rule prevails:
1 Corinthians 10:27 – “If an unbeliever invites you to a meal and you want to go, eat whatever is put before you without raising questions of conscience.”
It is clear, isn’t it? You are free. The Holy Spirit tells you this in a clear and indisputable way in 1 Corinthians 10:27. Free to eat anything without raising questions of conscience. And you are also free to abstain from that food, so as not to hurt your neighbor. This expression of love is not hypocrisy but a voluntary and benevolent act of a truly free man or woman, respectful of the convictions of others.
Romans 14:14–16 – “I am convinced, being fully persuaded in the Lord Jesus, that nothing is unclean in itself. But if anyone regards something as unclean, then for that person it is unclean. If your brother or sister is distressed because of what you eat, you are no longer acting in love. Do not by your eating destroy someone for whom Christ died. Therefore do not let what you know is good be spoken of as evil.”
Love comes before our freedom—but let no one enslave us to outdated, needlessly repressive rules, not to mention the deplorable and inappropriately sectarian witness this offers to those around us.
These rules, slyly imposed by pulling verses out of their context and out of the spirit of prophecy, are in violation of sound doctrine and reflect either a lack of instruction in the Scriptures or a suspect legalism. They must be rejected, whatever the messenger may be.
Let there be no misunderstanding! We all know only in part (1 Corinthians 13:9), and if we know anything, it is because the Lord has taught it to our hearts.
1 Corinthians 4:7 – “For who makes you different from anyone else? What do you have that you did not receive? And if you did receive it, why do you boast as though you did not?”
So it is not at all a question of reproaching the messenger for not knowing something and even less of rejecting or criticizing any person who, being poorly instructed, might give bad instructions.
Remaining in love and respect, let us examine what is good (1 Thessalonians 5:21), reject the bad message without rejecting the messenger, and let us not allow anyone to distort the Word so as to enslave us to anything!
Galatians 5:1 – “It is for freedom that Christ has set us free. Stand firm, then, and do not let yourselves be burdened again by a yoke of slavery.”
1 Corinthians 6:12 – “‘I have the right to do anything,’ you say—but not everything is beneficial. ‘I have the right to do anything’—but I will not be mastered by anything.”
Marc 10. 26-27 Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres ; Et qui peut être sauvé? Jésus les regarda, et dit : Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu: car tout est possible à Dieu.
A la lecture de ce magnifique verset, une conclusion s'impose : tous peuvent être sauvés car si le salut vient de Dieu à qui rien n'est impossible, alors le salut est accessible à tous.
Celle ou celui qui comprend et applique ces paroles du Sauveur Jésus renoncera complètement, résolument, définitivement, intelligemment à se sauver soi-même, d'une quelconque manière, car être sauvé est impossible aux hommes.
Ce n'est pas par la foi au moyen de la grâce que nous sommes sauvés, mais PAR LA GRACE au moyen de la foi. Personne n'est l'initiateur du salut.
Dieu est l'artisan de tout notre salut. C'est par la Grâce, par Sa Grâce, selon Son bienveillant dessein, selon son souverain dessein que nous sommes sauvés.
Notre foi est juste la main qui prend ce salut. La foi et non la loi, cette règle périmée de l'ancienne alliance, maintenant abolie, qui corrélait le salut à l'obéissance aux commandements, à l'obéissance de la loi.
Hébreux 7. 18-19 Il y a ainsi abolition d'une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, car la loi n'a rien amené à la perfection, -et introduction d'une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.
Est-ce par lafoi au moyen de la grâce que vous êtes sauvés ?
Ou est-ce parlagrâce de Dieu, au moyen de la foi ?
On peut facilement se tromper, interpréter le verset d'Ephésiens 2:8 en inversant les deux propositions et tourner longtemps dans le désert d'une vie chrétienne triste et religieuse.
Si c'était par la foi au moyen de la grâce que vous étiez sauvé(e), le salut dépendrait de vous, de votre foi. Et pour ceux dont la foi n'est pas solide, ancrée, stable et forte, il n'y aurait pas de salut possible. Dans cette très mauvaise interprétation, la grâce est juste un moyen qui n'opère que si votre foi est au rendez-vous. Autant dire que vous êtes perdus ! Être sauvé est impossible à l'homme, dit le Sauveur Jésus.
Le salut, la justice (marcher joyeusement dans les voies de Dieu), la vraie liberté, la marche selon l'Esprit, toutes ces expressions parlent de la même chose : avoir reçu un nouveau cœur, un esprit nouveau pour être rendu capable d'aimer Dieu de tout son cœur et de marcher joyeusement dans toutes ses voies, avec une intelligence transformée, renouvelée, affranchi de la puissance du mal, animé des sentiments de Christ et rendu participant de Sa vie divine. Être sauvé, c'est cela.
1 Pierre 1 : 10 - C'est pourquoi, frères, appliquez-vous d'autant plus à affermir votre vocation et votre élection ; car, en faisant cela, vous ne broncherez jamais.
Philippiens 2 :12-13 -Ainsi, mes bien-aimés, comme vous avez toujours obéi, travaillez à votre salut avec crainte et tremblement, non seulement comme en ma présence, mais bien plus encore maintenant que je suis absent ; car c'est Dieu qui produit en vous le vouloir et le faire, selon son bon plaisir.
Puisque Dieu produit en vous le vouloir et le faire, coopérez, utilisez cela et travaillez, bâtissez votre salut. On est sauvé dès le premier jour de la nouvelle naissance, puis la puissance de vie en Jésus Christ, source de ce salut, se manifeste de plus en plus, (plus ou moins) par des œuvres extérieures. C'est ce que signifie l'expression 'affermir sa vocation", 'mettre en œuvre son salut' aussi traduit dans certaines versions de la Bible par "travailler à son salut"
On est parfait, sauvé, dès le premier jour parce qu'on a ouvert la porte de son cœur au Parfait, à Jésus-Christ par l'Esprit Saint, et Il y est venu vivre et étendre son règne de paix, de lumière et de sainteté.
Ensuite, le salut croît en perfection. Il ne reste pas juste un cadeau parfait que nous avons reçu. Au fil des jours, des mois et des années, la puissance de vie qui est en Christ (en nous) rend visible ce salut parfait, dans notre vie quotidienne, en suscitant toujours plus d'actes de lumière, de bonté, d'amour et de vérité, en tout cela sans tambour ni trompette, en toute simplicité dans la vie quotidienne, par de petits actes, presqu'anodins.
Nous serions mal avisés de réduire le salut au simple fait d'aller au ciel. Périr, ce n'est pas aller en enfer. D'ailleurs, d'où vient ce mot 'enfer'. Je ne l'ai pas trouvé une seule fois dans la Bible pas plus que le mot 'purgatoire'. (Lisez l'enfer à la lumière de la grâce).
Jésus est catégorique : il est impossible aux hommes d'être sauvés, de se sauver eux-mêmes. Mais c'est possible à Dieu à qui tout est possible et qui veut que tous les hommes le soient et parviennent à la connaissance de Son Fils.
1 Timothée 2.4 Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur, qui veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité.
Dieu ne peut sauver parfaitement que ceux qui ne cherchent plus aucun appui, sur eux-mêmes, sur leur foi ou leur piété, sur leurs bonnes œuvres, sur leur bon fond, sur leur vie pas si mauvaise que ça, sur leur richesse intérieure, quelle que soit sa nature. Dieu ne peut rien pour ces riches car on peut être riche de mille manières pas seulement en argent.
Matthieu 19 : 24 - Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu.
Il est souvent plus facile à un pécheur qui désespère de lui-même, d'entrer dans le royaume de Dieu, dans le plein salut, car ne pouvant honnêtement revendiquer ni mérite ni qualité méritoire, il vient dans le dépouillement d'un mendiant, conscient de sa misère. Il ne peut compter que sur la grâce, la faveur imméritée du Seigneur. De telles dispositions ouvrent grandes les portes du salut.
Matthieu 21. 31 Et Jésus leur dit : Je vous le dis en vérité, les publicains et les prostituées vous devanceront dans le royaume de Dieu
C’est-à-dire qu'ils rentreront avant. Cela ne veut pas dire qu'il faut se vautrer dans l'immoralité ou la malhonnêteté pour espérer être sauvé. Jésus est en train de nous enseigner autre chose ici.
La véritable humilité n'est pas réservée aux 'grands' pécheurs. Il ne faut pas confondre humilité et humiliation qui sont très proches. L'humiliation est souvent involontaire, causée par une source extérieure, l'impuissance devant une situation et/ou la souffrance. L'autre est volontaire et ne peut se produire réellement que si quelque chose s'est passé. Une révélation de la bonté et de la beauté de Dieu conduit naturellement à une douce prise de conscience et acceptation de la totale insuffisance naturelle humaine.
Dans les deux cas, humiliation, humilité, on a conscience d'être un vase de terre, mais pas pour les mêmes raisons. Dans le premier cas, le mal ou la souffrance a tout dévasté et nous a réduit à un esclavage avilissant, intérieur ou extérieur. Dans le deuxième cas, le vase de terre vil, bien que toujours conscient d’être un vase de terre, a aussi pris conscience qu'un trésor est venu l'habiter et que c'est ce trésor qui lui confère maintenant une formidable valeur.
La lumière de la bougie est une gloire dans l'obscurité de la nuit mais elle prend conscience de la faiblesse réelle de sa lumière dès que le soleil se lève et encore plus quand il est à son zénith.
L'évangile est une bonne nouvelle, la bonne nouvelle que Dieu est venu sauver tous les hommes et femmes en envoyant son Fils unique. Jésus sur la croix a expié et ôté le péché du monde, aboli l'ancienne alliance dans laquelle l'obéissance aux commandements impossibles était l'unique condition à la bénédiction. C'est fini ! Jésus sur la croix, a inauguré et signé de son sang un nouveau pacte, un nouveau style de vie où Il devient tout, en tous ceux et toutes celles qui lui ont ouvert la porte de leur cœur.
Jean 15 : 5 - Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Si nous lui ouvrons aujourd'hui, un cœur humble prêt à recevoir un cadeau immérité, im-mé-ri-té (sans moi, vous ne pouvez RIEN faire, dit-Il dans l'évangile de Jean); si nous invitons Jésus à faire sa demeure dans notre cœur, Il vient y habiter par le Saint Esprit. Le salut entre à flots de lumière dans notre vie. Et plus pleinement, Il y habite et règne, plus notre salut croît en perfection et en paix.
Apocalypse 3. 20-21 Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Celui qui vaincra, je le ferai asseoir avec moi sur mon trône, comme moi j'ai vaincu et me suis assis avec mon Père sur son trône.
Le salut, la vraie vie, est un sentier qui, ayant commencé le jour de notre nouvelle naissance, est comme l'éclat du soleil ; il va croissant jusqu'au milieu du jour. Le salut est parfait, lorsque pour tout, nous ne nous appuyons plus que sur Christ en nous, par la personne du Saint Esprit et Sa force en nous. Dieu est l'artisan de tout notre salut et il ne donnera cette gloire à aucun autre.
Jacques 4 :6 Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente ; c'est pourquoi l'Écriture dit : Dieu résiste aux l'orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.
Jérémie 29 : 11 - Car je connais les projets que j'ai formés sur vous, dit l'Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l'espérance.
Ce sont les projets du Seigneur pour chacun de nous. Des projets de paix et non de malheur ! Dieu a préparé pour chacun(e) un avenir de plénitude, de l’espérance. Ses projets englobent tous nos besoins spirituels, psychologiques, physiques ou matériels. Et le Seigneur nous y fait entrer selon Ses principes à Lui, qu’il convient de connaitre. Lorsque nous les appliquons, ces magnifiques promesses deviennent progressivement réalité dans le quotidien. Je vous propose aujourd’hui de découvrir ou de redécouvrir les clés qui ouvrent notre cœur à la Grâce surabondante du Seigneur Jésus-Christ.
Le Seigneur a donné des commandements et des lois. Voici donc ce qui est dit de la loi et des commandements :
Galates, 3 :12 - Or, la loi ne procède pas de la foi ; mais elle dit : Celui qui mettra ces choses en pratique vivra par elles.
Je n'ai rien à voir avec la foi. Elle n'est pas nécessaire pour me suivre. Faites tout votre possible pour faire ce que je dis et vous serez béni(e)s. Ne le faites pas et vous aurez des ennuis. Celui ou celle qui me mettra en pratique vivra par moi, dit la loi.
Voici ce que dit le Seigneur Jésus-Christ :
Jean, 15 :5 - Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
Le Seigneur dit donc : tout sarment qui puisera sa vie du Cep portera beaucoup de fruit. Ou, dit d'une autre façon : toute personne qui vivra par moi, qui puisera de moi tout ce qui est nécessaire à la vie et à la croissance portera beaucoup de fruit, c'est à dire, qu’il ou elle mettra la loi en pratique à la manière d’un végétal pour qui, produire du fruit est très naturel.
Bon, du fruit, la loi, parle-t-on de la même chose ?
Toute la loi se résume en un commandement : aimer Dieu et son prochain en actes et en paroles. Or, l'amour est un fruit.
Galates 5 : 22-23 - Mais le fruit de l'Esprit, c'est l'amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, la bénignité, la fidélité, la douceur, la tempérance; la loi n'est pas contre ces choses.
Romains 13 : 8 - Ne devez rien à personne, si ce n'est de vous aimer les uns les autres ; car celui qui aime les autres a accompli la loi. En effet, les commandements : Tu ne commettras point d'adultère, tu ne tueras point, tu ne déroberas point, tu ne convoiteras point, et ceux qu'il peut encore y avoir, se résument dans cette parole : Tu aimeras ton prochain comme toi-même.
L'amour ne fait point de mal au prochain : l'amour est donc l'accomplissement de la loi.
Nous avons donc la loi et un fruit. Dans un cas, il faut s'efforcer de mettre en pratique.Dans l'autre cas, ça pousse naturellement et sans douleur.
LA LOI
Galates, 3 :24 - Ainsi la loi a été comme un pédagogue pour nous conduire à Christ, afin que nous fussions justifiés par la foi.
La loi est un pédagogue. Un pédagogue, c'est quelqu'un qui explique tellement bien qu'on comprend ce qu'il veut nous apprendre au point d'être capable de le mettre ensuite en pratique.
La loi est notre professeur. Avec ses méthodes bien à elle, elle nous enseigne une leçon mais une leçon bien particulière, qui n'est pas celle que nous croyons.
Si son rôle était de nous montrer comment faire la volonté de Dieu, elle serait un bien mauvais professeur, un très mauvais pédagogue car elle n'apporte nul enseignement sur comment faire les choses qu'elle nous demande. Elle se contente de nous montrer quelle est la volonté de Dieu.
Pourtant la Parole de Dieu dit que la loi est pédagogue, que nous explique t-elle si bien ?
Romains, 3 :19 - Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.
Montrer la volonté de Dieu au moyen de commandements est un prétexte pour la loi car son VRAI rôle est de faire apparaître, d'exposer de façon indiscutable, notre profonde culpabilité, notre incapacité naturelle à suivre fidèlement les principes bienfaisants de Dieu. Et oui, les commandements ne servent qu'à cela. Ils ferment la bouche à toute prétention de mériter la faveur divine. Ils ne savent rien faire de plus.
LA LOI HAUSSEE D’UN NIVEAU
Matthieu, 5 :21 -22 Vous avez entendu qu’il a été dit aux anciens : Tu ne tueras point ; celui qui tuera mérite d’être puni par les juges. Mais moi (Jésus), je vous dis que quiconque se met en colère contre son frère mérite d’être puni par les juges ; que celui qui dira à son frère : Raca ! mérite d’être puni par le sanhédrin ; et que celui qui lui dira : Insensé! mérite d’être puni par le feu de la géhenne.
Remarquons que Jésus introduit une rupture, un changement : les anciens disaient ceci mais moi je vous dis cela. Les commandements de Jésus qui font aussi partie de la loi montent la barre de la loi donnée par Moïse, encore plus haut, au cas où nous n'aurions pas encore compris. Le chapitre 5 de Matthieu est rempli de 'la loi dit cela mais moi, je vous dis', avec à chaque fois les exigences divines montées d'un cran et rendues encore plus impossibles.
LA LOI UNIVERSELLEMENT ECRITE DANS LES COEURS
Romains, 2 :14 - Quand les païens, qui n’ont point la loi, font naturellement ce que prescrit la loi, ils sont, eux qui n’ont point la loi, une loi pour eux-mêmes ; ils montrent que l’œuvre de la loi est écrite dans leurs cœurs, leur conscience en rendant témoignage, et leurs pensées s’accusant ou se défendant tour à tour.
Tous les hommes et femmes de la terre sont par défaut soumis à la loi de Dieu, qu'ils l'aient apprise de la Bible ou non, car elle est écrite dans le cœur. Tous sont donc sous la loi, à laquelle est automatiquement soumis tout être humain qui nait sur terre. Le vol le meurtre, le mensonge, la haine, l'infidélité, pour ne prendre que quelques exemples, sont universellement réprouvés que l'on connaisse la Bible ou non.
LA LOI ABOLIE ?
Non ! Les exigences de Dieu ne sont pas abolies ; comme nous venons de le dire, elles sont au contraire réhaussées avec le sermon sur la montagne au chapitre 5 de Matthieu, par Jésus Lui-même et rendues encore plus inaccessibles.
La loi n'est pas abolie. C'est la manière, l'ancienne manière de la mettre en pratique qui est abolie. On est passé de la loi au fruit.
En dépit des apparences, la loi n'est pas faite pour conduire l'homme naturel dans la justice (faire toute la volonté de Dieu) ; mais pour le condamner et lui faire ressentir l'urgent besoin d'un sauveur. C'est en cela qu'elle est un pédagogue : son vrai but est de nous conduire à Christ.
Et ça change tout ! Un enfant de Dieu, qui a rencontré son Sauveur, ne devrait plus écouter ou lire la loi comme autrefois, comme s'il lui était demandé de puiser dans ses efforts et ses maigres forces pour pratiquer, comme le demandait l'ancienne alliance. Ce principe de l'ancienne alliance (Moïse) est aujourd'hui périmé, aboli. Il faut passer à la 'méthode' du fruit !
Hébreux, 7 :18 - Il y a ainsi abolition d’une ordonnance antérieure, à cause de son impuissance et de son inutilité, -car la loi n’a rien amené à la perfection, -et introduction d’une meilleure espérance, par laquelle nous nous approchons de Dieu.
Romains, 3 :19 - Or, nous savons que tout ce que dit la loi, elle le dit à ceux qui sont sous la loi, afin que toute bouche soit fermée, et que tout le monde soit reconnu coupable devant Dieu.
1 Timothée, 1 :8-9 - Nous n'ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu'on en fasse un usage légitime, sachant bien que la loi n’est pas faite pour le juste, mais pour les méchants et les rebelles, les impies et les pécheurs, les irréligieux et les profanes, les parricides, les meurtriers,
La loi n'est PAS pour le juste, à comprendre dans le sens : "l'ancienne manière de suivre la loi" n'est pas pour le juste, pour celui ou celle qui est uni à Christ, le Juste.
LA LOI IMPOSSIBLE POUR L’AME
Philippiens, 2 :7 - mais (Jésus) s’est dépouillé lui-même, en prenant une forme de serviteur, en devenant semblable aux hommes ; et ayant paru comme un simple homme,
1 Corinthiens, 15 :45 - C'est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.
Après sa résurrection et sa glorification, Jésus, le dernier Adam, qui s'était dépouillé de tous ses attributs divins pour devenir un simple homme, est passé d'un état de simple homme (un simple homme né de l'esprit Saint et rempli du Saint Esprit) à l'état d'esprit vivifiant, un esprit (avec un corps humain glorifié) qui donne la vie.
Genèse, 2 :7 - L’Éternel Dieu forma l’homme de la poussière de la terre, il souffla dans ses narines un souffle de vie et l’homme devint un être vivant.
1 Corinthiens, 15 :45 - C'est pourquoi il est écrit : Le premier homme, Adam, devint une âme vivante. Le dernier Adam est devenu un esprit vivifiant.
De même, Adam après avoir péché est passé de l'état d'être vivant (esprit vivant avec une âme et un corps) à l'état d'âme vivante (un esprit coupé de la vie divine, une âme et un corps). Il devint une âme vivante.
Les deux Adam sont à l’origine de deux humanités distinctes. Les deux Adam, le premier et le dernier sont passés d’un état à un autre. Chacun était et est devenu un autre. C’est ce que le texte montre. Le verbe 'devenir' dans les deux cas n'est pas anodin mais révélateur.
Adam 1er déchoit, perd ses facultés spirituelles et entraine toute sa descendance dans la misère spirituelle. Il devient juste une âme vivante.
Adam le dernier, Jésus-Christ, dernier représentant aux yeux de Dieu de toute l’humanité déchue, l'emmène mourir à la Croix, puis il ressuscite. Il est le premier-né d’entre les morts, car tous sont morts à la croix, aux yeux du Père. Il devient l’esprit vivifiant qui fait naitre une nouvelle humanité. Une nouvelle humanité qui a recouvré sa capacité spirituelle de l’autre côté de la Croix par la résurrection.
Il n’y a ni nouvelle vie en Christ, ni nouvelle humanité, sans un passage par la croix, ce que le New Age dissimule soigneusement sous de fallacieux arguments et demi-vérités.
Adam (et ses descendants, nous) ne vit plus que par son âme et par son corps. Adam n'a plus le même esprit que celui qu'il avait, après que Dieu eût soufflé dans ses narines, pour en faire un être vivant alors complet : esprit, âme et corps, pleinement interactifs et opérationnels.
A la chute, en Eden, de riche qu'il était, l'humain est devenu un pauvre en esprit. Très pauvre.
Ce qui est trompeur, c'est que l'âme vivante est si riche ; elle a tellement de ressources : intelligence volonté, émotions, imagination, qualités morales. L'homme a été créé à l'image de Dieu et bien que cette image soit aujourd'hui considérablement ternie par le péché, il reste une créature exceptionnelle. Mais quand il s'agit de toucher Dieu et lui être agréable, c'est l'insuffisance et l'inaptitude totales car il n'y a que d'un esprit vivant et puissamment enseigné et activé par le Saint Esprit que cela est possible. C'est ce que fait apparaître la loi : l'insuffisance de l'âme vivante.
L'être naturel, le vieil homme puise toutes ses ressources dans son âme. Et quand il lit les commandements de Dieu, il fait tout son possible, le pauvre !
LA LOI ACCESSIBLE A L’HOMME SPIRITUEL
Mais c'est de son esprit, ressuscité et animé par l'Esprit de Dieu, que l'homme nouveau tire toutes les ressources qui peuvent stablement et pleinement alimenter et illuminer son âme et rendre son être entier capable de vivre selon les standards divins.
C'est en esprit qu'on peut adorer Dieu :
Jean 4 : 24 - Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité.
C'est par l'Esprit qu'on fait mourir les actions du corps naturellement pécheur :
Romains 8 : 13 - Si vous vivez selon la chair, vous mourrez ; mais si par l'Esprit vous faites mourir les actions du corps, vous vivrez,
C'est dans l'homme intérieur, dans l'esprit, que les yeux de la foi sont puissamment ouverts par l’Esprit de Dieu. Notre foi alors puissamment stimulée est rendue capable de vivre et d'expérimenter les bienfaits que procure l'habitation de notre cœur par Jésus Christ. Cette sorte de connaissance, profonde, révélée, est celle qui fait demeurer véritablement dans toute la plénitude de Dieu, et connaître l'amour qui bannit toute occasion de chute :
Ephésiens 3 : 16 - afin qu'il vous donne, selon la richesse de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans l'homme intérieur, en sorte que Christ habite dans vos cœurs par la foi
1 Jean, 2:10 - Celui qui aime son frère demeure dans la lumière, et aucune occasion de chute n`est en lui.
C'est par un esprit puissamment fortifié que l'on peut être toujours et avec joie persévérant et patient :
Colossiens 1 : 11 - fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que vous soyez toujours et avec joie persévérants et patients.
C'est par l'Esprit (uni à notre esprit) que nous pouvons espérer pratiquer la justice selon Dieu :
Galates 5 : 5 - Pour nous, c'est de la foi que nous attendons, par l'Esprit, l'espérance de la justice.
C'est par l'Esprit (en notre cœur/esprit) que nous connaissons les choses que Dieu a préparées pour nous et que nous pouvons alors saisir aisément par la foi :
1 Corinthiens 2 :9 - Mais, comme il est écrit, ce sont des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont point montées au cœur de l'homme, des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment. Dieu nous les a révélées par l'Esprit. Car l'Esprit sonde tout, même les profondeurs de Dieu.
C’est par l’Esprit que nous apportons le vrai culte à Dieu :
Philippiens 3 : 3 - Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair.
L'esprit de l'humain non régénéré est incapable de toutes ces choses. Son âme en est encore moins capable à moins de puiser dans les ressources infinies d'un esprit fort, d'un esprit fortifié. Quant au corps, il suit comme un petit mouton toutes les directives de l'âme. La loi est un pédagogue qui met en relief cette pauvreté et l'insuffisance de l'homme naturel. Elle nous demande des choses qu'un simple humain, vivant par son âme est incapable d'accomplir.
1 Corinthiens 6 : 17 - Mais celui qui s'attache au Seigneur est avec lui un seul esprit..
Le Seigneur, par Sa Parole, n'attend rien, par la loi, de l'âme vivante, même convertie. Il s'adresse par l'Esprit Saint, à la partie spirituelle de l'homme, à l'esprit de celui ou de celle qui, devenu(e) un avec l'Esprit de Dieu, est seul, rendu capable d'avoir en continu le désir puissant et la capacité entière d'en suivre les instructions.
Satisfaire pleinement à toute la loi morale (sans les rites lévitiques aujourd'hui périmés -Lire Peut-on manger de tout ?) n'est possible que pour l'homme spirituel (né de nouveau).
La nouvelle naissance n'est donc pas facultative. Elle est le pivot de toute la vie chrétienne victorieuse.
LA LOI ACCESSIBLE AUX PAUVRES EN ESPRIT
Ce n'est pas une coïncidence si le sermon sur la montagne commence (1ère béatitude) par :
Matthieu 5 :3 Heureux les pauvres en esprit, car le royaume des cieux est à eux !
La pauvreté en esprit n'est pas une regrettable réalité ni une tare éliminatoire. Au contraire !
Proverbes, 15 :33 - La crainte de l`Éternel enseigne la sagesse, Et l`humilité précède la gloire.
C’est la première marche sur l'escalier de la gloire. C'est le facteur d'avancement dans le royaume de Dieu, une rupture consommée et définitive d'avec le ratage d'Adam, la porte d'un nouveau monde, d'un nouveau mode de vie.
Heureux les pauvres en esprit. Que du bonheur pour les pauvres en esprit. L'opposé de ce qu'Adam et Ève ont introduit dans le jardin d'Eden.
Philippiens 3 : 8 - Et même je regarde toutes choses comme une perte, à cause de l'excellence de la connaissance de Jésus Christ mon Seigneur, pour lequel j'ai renoncé à tout, et je les regarde comme de la boue, afin de gagner Christ
Ceux qui reconnaissent la pauvreté naturelle de leur esprit, sans se laisser berner par les richesses propres de leur âme, (considérées comparativement comme de la boue), sont les meilleurs candidats pour le royaume de Dieu. Rappelons que le royaume de Dieu n'est pas le ciel, le paradis mais selon la Parole de Dieu : la justice, la paix et la joie par le Saint Esprit.
Romains, 14 :17 - Car le royaume de Dieu, ce n’est pas le manger et le boire, mais la justice, la paix et la joie, par le Saint Esprit. Celui qui sert Christ de cette manière est agréable à Dieu et approuvé des hommes.
La délivrance de toute forme de captivité, le recouvrement de tout type d'aveuglement, la guérison de toute forme de cœur brisé, la libération de toute forme d'oppression sont aujourd'hui une réalité vécue par des millions d'hommes et de femmes. Est-ce encore une coïncidence si l'annonce qui en est faite s'adresse clairement, dès les premiers mots, aux pauvres ?
Luc, 4 :18 - L’Esprit du Seigneur est sur moi, Parce qu’il m’a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres ; Il m’a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, Pour proclamer aux captifs la délivrance, Et aux aveugles le recouvrement de la vue, Pour renvoyer libres les opprimés, Pour publier une année de grâce du Seigneur.
Ces magnifiques promesses ne tombent pas automatiquement sur tous. Pour cette raison l'évangile est juste une annonce, comme une porte ouverte sur un trésor. Entre qui veut à condition de reconnaitre sa pauvreté. Ce n’est une bonne nouvelle que pour les pauvres en esprit ; c’est ce qui rend la porte étroite. On y passe avec le strict minimum.
Combien même cette bonne nouvelle serait-elle prêchée avec la plus grande onction de l'Esprit, par le Seigneur Jésus Christ Lui-même, en chair et en os, elle reste sans effet sur les riches dans l'âme, ceux qui s'attendent à, et s'appuient sur la richesse et les qualités naturelles de leur âme pour plaire à Dieu. L'Esprit du Seigneur donne l'onction pour annoncer une bonne nouvelle, à qui ? Aux pauvres.
Matthieu, 19 :24 - Je vous le dis encore, il est plus facile à un chameau de passer par le trou d’une aiguille qu’à un riche d’entrer dans le royaume de Dieu.
L'âme qui, faute d'instruction, n'est pas irriguée parce qu'elle ne sait pas se fortifier par la grâce de Dieu, par l'Esprit de Dieu, cette âme se retrouve désespérée de son inaptitude à vivre dans la justice. Elle ne pourra jamais vivre stablement dans cette paix et cette joie divines totalement indépendantes des circonstances. Beaucoup d'entre nous ont déjà dû l'expérimenter ou vont très vite s'en rendre compte !
Galates, 3 :22 - Mais l’Écriture a tout renfermé sous le péché, afin que ce qui avait été promis fût donné par la foi en Jésus Christ à ceux qui croient.
Jacques, 4 :9 - Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse.
Jacques, 4 :10 - Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.
La loi donc, renferme tout dans le péché. Elle met tout le monde au même niveau. Tous des fils d'Adam, tous des âmes vivantes, tous inaptes aux exigences de Dieu. La loi conduit l'homme naturel à sentir sa misère. Et les plus intelligents cesseront les efforts inutiles et vains qui n'améliorent jamais rien. Ils changeront la méthode en préférant mettre leur âme en deuil et se tourner vers le Sauveur qui habite en eux (selon les nouvelles modalités de la nouvelle alliance !) avec toute la portée que peut contenir le mot SAUVEUR : Jésus-Christ ! C'est Lui qui fait pousser le fruit.
Si nous commençons à lire notre Bible ou prier ou louer Dieu, en ayant compris cela, les progrès reprennent. Car nous adoptons la bonne méthode, la méthode du fruit, la méthode de la nouvelle alliance, qui consiste à regarder et à attendre tout de Celui qui, en nous et par Jésus Christ, peut infiniment au-delà de ce que nous imaginons ou pensons, faire pousser et arriver à maturité un fruit. Ce fruit est la loi mise en pratique mais de façon vivante et naturelle.
LA LOI ACCOMPLIE PAR CHRIST
Romains, 7 :24 - Misérable que je suis ! Qui me délivrera du corps de cette mort ?... Grâces soient rendues à Dieu par Jésus Christ notre Seigneur !...
Éphésiens, 1 :10 - pour le (le bienveillant plan de Dieu) mettre à exécution lorsque les temps seraient accomplis, de réunir toutes choses en Christ, celles qui sont dans les cieux et celles qui sont sur la terre.
C'est le plan éternel de Dieu de tout réunir en Christ : Christ, la Parole de l'arbre de vie versus, la Parole de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, extérieure à nous. La nouvelle création versus l'ancienne création. Avec un passage frontalier pour passer de l'une à l'autre qui s'appelle la croix.
Demandons et attendons-nous à ce que Christ, en nous, par son Esprit, déclenche tout nouveau vouloir, tout nouveau faire, dont nous nous sentons incapable. Notre capacité, en tant que nouvelle créature, pour qui toutes choses sont devenues nouvelles, n'est plus alimentée par notre seule volonté, par notre maigre force de caractère mais par une volonté irriguée et fortifiée par notre esprit uni à l'Esprit de Dieu. C’est surnaturel et merveilleux.
En adoptant fermement cette foi, nous donnons le champ libre à l'Esprit Saint pour qu'Il travaille et forme Christ en nous. La branche pousse, la fleur nait, puis le fruit. Le fruit arrivé à sa maturité, offre nourriture, et produit beaucoup de graines qui permettent sa multiplication. C'est par ce processus de vie naturel que Jésus Christ, l'arbre de vie, étend son règne transfigurant, habite et soupe avec nous, pour nous conduire dans notre magnifique destinée.
Hébreux, 10 :7 - Alors j’ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) Pour faire, ô Dieu, ta volonté.
Jean, 4 :34 - Jésus leur dit : Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et d’accomplir son œuvre.
Jésus Christ a paru pour faire la volonté de Dieu.
Le caractère de Jésus, sa volonté première était de faire la volonté de son Père. C'était Sa nourriture. Il le vivait avec et dans un corps humain lorsqu'il était sur terre. Il continue de le faire avec et dans son corps mais aujourd'hui son corps, c'est nous. C'est vous, c'est moi. C'est toute personne née de nouveau
Quand nous signifions chaque jour à Christ, notre désir qu'Il vive en nous, par l’Esprit Saint, Il peut poursuivre en nous ce qu'il faisait lors de son passage sur terre ; cette même volonté et Sa capacité nous animent. Il vit en nous, tout simplement. Ce sont Ses vertus qu'Il fait redescendre dans notre âme qui revêt alors les vêtements infiniment précieux de l’amour, de la justice de Dieu.
NOTRE ACCORD RENOUVELÉ
Apocalypse, 3 :20 - Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi.
Jean, 10 :1 - En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui n’entre pas par la porte dans la bergerie, mais qui y monte par ailleurs, est un voleur et un brigand.
Jésus Christ ne force la porte d'aucun cœur. Il n'entrera pas par la fenêtre comme un voleur. Il veut notre accord. C'est aussi pour cela que la bonne nouvelle ne peut qu’être une annonce, une invitation. Si le pauvre entend, voit et sent l'urgent besoin et fait la demande, il recoit immanquablement et en surabondance, devenant paradoxalement immensément riche.
Romains, 6 :13 - mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instruments de justice.
Romains, 12 :1 - Je vous exhorte donc, frères, par les compassions de Dieu, à offrir vos corps comme un sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu, ce qui sera de votre part un culte raisonnable.
Jésus-Christ ne peut répandre sa vie, ses sentiments sa sagesse et renouveler notre volonté que lorsque nous offrons volontairement notre corps en sacrifice vivant, un instrument vivant de justice. Il faut le Lui dire.
Le diable est un voleur et un brigand qui, chaque jour, prend de force nos pensées, dès qu'il a une opportunité. Jésus frappe à la porte puis entre dans la maison de ceux qui l'invitent CHAQUE JOUR. Chaque jour est un pas de plus dans la marche et la manne de la veille est pleine de vers et impropre à la consommation.
L’Esprit Saint qui nous fait demeurer en Christ, agit extraordinairement si nous lui adressons aussi souvent que possible dans la journée et verbalement, l'expression renouvelée de notre accord à ce que Christ soit tout en nous. C’est une application toute simple et très pratique pour 'vivre par la foi'.
Hébreux 10 : 38 - Et mon juste vivra par la foi ; mais, s'il se retire, mon âme ne prend pas plaisir en lui.
Cessons de nous lamenter d'avoir si peu d'amour pour Dieu et pour notre prochain, d'être si peu comme ceci ou si trop comme cela. Il n'y a que le vieil homme pour se plaindre de ce genre de choses. Et il n'est pas près de changer. Et, en plus, il a raison. Il est tellement pauvre !
Galates, 5 :5 - Pour nous, c’est de la foi que nous attendons, par l’Esprit, l’espérance de la justice.
Voici la mentalité de l'homme nouveau : c'est par le souffle de l'Esprit en nous, que nous nous attendons à faire parfaitement et avec joie la volonté de Dieu. Invitons et attendons-nous à Christ pour déverser Ses vertus, au travers de nous, chaque jour, et chacun(e) selon son caractère.
LE TEMPLE DE DIEU
Jean, 2 :19 -21 Jésus leur répondit : Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai. Les Juifs dirent : Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce temple, et toi, en trois jours tu le relèveras ! Mais il parlait du temple de son corps.
Dans ce passage, Jésus nous enseigne que son corps humain était un temple, le temple de Dieu. C'était un concept très révolutionnaire à l'époque. D'ailleurs les religieux n'y ont rien compris. Mais, nous comprenons-le !
C'est aussi ce qui est arrivé à notre corps à la nouvelle naissance (lire De croyant à né de nouveau). Nous sommes devenus le temple de Dieu.
1 Corinthiens, 3 :16 - Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ?
1 Corinthiens, 6 :19 - Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes ?
Tout comme le temple de Jérusalem, notre temple a un parvis, un lieu saint et un lieu très saint : un corps, une âme et un esprit.
Le parvis que tous peuvent voir, qui est en contact avec le monde extérieur.
Notre personnalité faite d'intelligence, d'émotions, de sentiments et de volonté anime le corps de paroles et d'actions.
L'esprit, revivifié, ressuscité à la nouvelle naissance est devenu le lieu de résidence de Christ par le Saint Esprit.
Le parvis, à l'extérieur, peut être très encombré, sale, boueux quand il pleut mais cela n'affecte en rien le lieu très saint, dans lequel siège le Dieu de paix et de sainteté qui y vit de manière permanente. Le parvis et le lieu très saint sont si différents. Et pourtant, quelques mètres seulement les séparent ; ils cohabitent en un lieu unique qui forme un temple. C’est exactement nous !
Et aujourd'hui, le voile qui séparait le lieu saint du lieu très saint est déchiré. Le voile sensé séparer notre esprit de notre âme est déchiré. Il peut y avoir libre circulation entre notre esprit uni à l'Esprit de Dieu et notre âme au contact du monde extérieur par le corps. Un autre mur d'inimitié que Jesus-Christ a fait s'effondrer !
LE FLEUVE DE VIE
Continuons avec cette analogie au temple. Dans le livre d'Ezéchiel on trouve d'autres précieux enseignements.
Ézéchiel, 47 :1 - Il me ramena vers la porte de la maison. Et voici, de l’eau sortait sous le seuil de la maison, à l’orient, car la face de la maison était à l’orient ; l’eau descendait sous le côté droit de la maison, au midi de l’autel.
Je vous encourage à lire ce texte extraordinaire du verset 1 à 12. De sous le seuil de la porte du temple, coule un filet d'eau qui devient, un ruisseau, une rivière puis un fleuve qu'on ne peut traverser, un fleuve entouré d’arbres dont les feuilles (qui ne se flétrissent jamais) servent à la guérison des nations. On peut sans trahir l’esprit de la prophétie, faire une analogie avec l’homme qui suit les préceptes divins, décrit dans le psaume 1.
Psaumes, 1 :3 - Il est comme un arbre planté près d’un courant d’eau, Qui donne son fruit en sa saison, Et dont le feuillage ne se flétrit point : Tout ce qu’il fait lui réussit.
En cette journée, que nous choisissions ou non d'en prendre conscience, le Saint Esprit, répand la vie, depuis ce lieu caché et profond qu'est notre esprit et peut se diffuser à l'extérieur jusqu'à devenir un fleuve. De dessous le seuil de la porte de votre esprit s'écoule le petit ruisseau de la vie de Dieu, mince filet paisible, à l'avenir immense.
Jean, 7 :38 - Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son sein, comme dit l’Écriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui
A en avoir d'abord jusqu'aux chevilles, ce qui permet de garder les pieds propres et rafraîchis pendant la marche. Puis jusqu'aux genoux, puis jusqu'aux reins qui symbolisent souvent la force dans la Parole de Dieu.
Nous sommes un temple, le temple du Saint Esprit.
Notre esprit est le lieu très saint de ce temple, habité par Jésus-Christ, par le Saint Esprit, conformément aux promesses de la nouvelle alliance. Une alliance nouvelle a été promulguée en Son Sang, une alliance entrée en vigueur immédiatement lorsque le Fils Unique de Dieu est triomphalement rentré au ciel, après avoir achevé sa mission sur terre et après qu'Il eût envoyé le Saint Esprit.
Mon corps peut être riche : beau, plein de santé, musclé, résistant, souple, endurant…
Mon âme peut être riche : pleine de qualités admirables, intelligente, sensible, créative, imaginative, volontaire, persévérante, compréhensive, pleine de compassion, généreuse, fidèle, tempérante… jusqu'à un certain point.
Mon esprit est pauvre naturellement et inapte à la justice de Dieu. Je dois l'accepter et le voir comme une force. Depuis la chute, l'esprit humain a perdu toute capacité pour voir, entendre, écouter et relationner avec Dieu qui est Esprit et donc de partager l'infinie richesse divine.
Éphésiens, 2 :1 - Vous étiez morts par vos offenses et par vos péchés, dans lesquels vous marchiez autrefois, selon le train de ce monde, selon le prince de la puissance de l’air, de l’esprit qui agit maintenant dans les fils de la rébellion.
L'esprit humain est mort par les offenses avant la nouvelle naissance, soumis inconsciemment à l'esprit du prince de la puissance de l'air. Il n'a dans son domaine, ni la richesse, ni l'expertise que peut posséder l'âme dans son propre domaine.
LES PAUVRES ENTRENT DANS LA PROMESSE
Nous sommes en conséquence tous, toutes, parfait(e)s candidat(e)s pour le royaume de Dieu car Jésus a dit 'Heureux les pauvres en esprit car le royaume de Dieu est à eux". Le royaume de Dieu est pour tous car tous sont pauvres en esprit.
Pour tous, oui, pour tous ceux qui reconnaissent cette pauvreté de l'esprit et choisissent de ne pas la compenser, ni de la confondre avec la richesse de leur âme.
Dieu a condamné et enseveli par Jésus-Christ, le dernier Adam, toute cette création, qui utilise les richesses de son âme pour faire ses emplettes matérielles, psychologiques et religieuses dans le grand centre commercial de la vie terrestre.
L'orgueil de la vie inné, sans que nous en soyons vraiment conscients, nous fait penser que par les seules forces de l'âme, il nous est demandé
- d'aimer, comme Dieu aime
- d'être toujours joyeux et paisible, quelles que soient les circonstances car Dieu dit 'Soyez toujours joyeux'.
- d'avoir en tout temps de la bonté pour tous sans distinction
- de rester fidèle en acte et en pensée, sans jamais défaillir
- de se discipliner, sans jamais défaillir et garder toujours et en toute circonstance une totale maitrise de soi et une indéfectible patience
- de manifester une foi sans faille et indestructible devant n'importe quelle situation
Cet orgueil de la vie, quand il se pique de devenir religieux, nous incite, inconsciemment, à nous efforcer d’apporter tout cela au Seigneur par la force de notre volonté qu'il appelle faussement foi, sous le prétexte culpabilisant qu'on devrait être reconnaissant envers un Dieu si bon et si merveilleux. Et ça finit bien sûr par la condamnation puisque personne ne peut y arriver de cette manière. Subtil poison de la religion du serpent.
Philippiens 3 : 3 - Car les circoncis, c'est nous, qui rendons à Dieu notre culte par l'Esprit de Dieu, qui nous glorifions en Jésus Christ, et qui ne mettons point notre confiance en la chair.
Dieu ne demande rien à l’âme. Il anime l'esprit du pauvre en esprit de tout ce dont il a besoin et l'âme devient alors capable de tout par Jésus Christ, et peut alors se glorifier EN Jésus-Christ !
Hébreux, 13 :20- Que le Dieu de paix, qui a ramené d’entre les morts le grand pasteur des brebis, par le sang d’une alliance éternelle, notre Seigneur Jésus, vous rende capables de toute bonne œuvre pour l’accomplissement de sa volonté, et fasse en vous ce qui lui est agréable, par Jésus Christ, auquel soit la gloire aux siècles des siècles ! Amen !
1 Chroniques, 29 :14 - Car qui suis-je et qui est mon peuple, pour que nous puissions te faire volontairement ces offrandes ? Tout vient de toi, et nous recevons de ta main ce que nous t’offrons.
Notre esprit n'a nul besoin de devenir riche ! Cette mentalité a perdu Adam et Eve qui ont voulu devenir comme Dieu, de manière indépendante, en mangeant le fruit d'un arbre.
Ephésiens 3 : 21 - Or, à celui qui peut faire, par la puissance qui agit en nous, infiniment au-delà de tout ce que nous demandons ou pensons, à lui soit la gloire dans l'Église et en Jésus Christ, dans toutes les générations, aux siècles des siècles ! Amen !
C'est un tout autre processus que Dieu a prévu : Il nous unit 'organiquement' avec Celui qui est infiniment riche (riche sans limite) au-delà (donc encore plus) de tout (infiniment au-delà de tout ! Ça nous échappe) ce que nous pouvons imaginer ou penser. L'équivalent terrestre serait un multitrillionnaire qui vous donne sa carte Platinum et carte blanche pour l'utiliser au mieux de ses intérêts et acheter tout ce qu’Il aime. Notre esprit se fond et devient un avec l'Esprit de Dieu. Nous restons pauvres en nous-mêmes mais nous sommes devenus riches par notre union avec Celui qui l'est à l'infini.
LE RUISSEAU DE DIEU
Revenons à ce que dit la Bible à notre sujet :
Je suis le temple du Saint Esprit. Il est permis de le dire puisque Jésus a introduit le concept. Et pour reprendre l'analogie du temple d'Ezéchiel, nous pouvons dire avec assurance que de dessous le seuil de la porte de ce temple, que de dessous la porte de notre esprit, coule un filet d'eau, le ruisseau de la vie de Dieu. Il se répand dans notre âme. L'âme à son tour, le répand par le corps (comportements, actions et paroles) sur notre entourage apportant vie et guérison.
Est-ce que je ressens le ruisseau de vie couler de dessous la porte de mon esprit ?
Non. Mais il coule sans cesse.
Il peut arriver que j'en prenne soudainement conscience. Cela peut alors susciter une grande assurance, beaucoup de joie, de la louange débordante et toutes sortes d'émotions. Mais en général, on le sait, c'est tout et c'est suffisant. Une des manifestations d'un esprit fortifié par l'Esprit dans l'homme intérieur est de savoir, d'une certitude indéfinissable, profonde, forte, indéracinable, sans excitation émotionnelle particulière. Un témoignage intérieur paisiblement puissant.
Romains, 8 :16 - L’Esprit lui-même rend témoignage à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.
UN NOUVEAU PACTE EN VIGUEUR DEPUIS 2000 ANS
Ezéchiel 36 : 26-27 - Je vous donnerai un cœur nouveau, et je mettrai en vous un esprit nouveau ; j'ôterai de votre corps le cœur de pierre, et je vous donnerai un cœur de chair. Je mettrai mon esprit en vous, et je ferai en sorte que vous suiviez mes ordonnances, et que vous observiez et pratiquiez mes lois.
Jean 14 : 16-17 - Et moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre consolateur, afin qu'il demeure éternellement avec vous, l'Esprit de vérité, que le monde ne peut recevoir, parce qu'il ne le voit point et ne le connaît point ; mais vous, vous le connaissez, car il demeure avec vous, et il sera en vous.
Ce ruisseau coule sans cesse. Il est la manifestation concrète d'une nouvelle alliance annoncée par Dieu en Ezéchiel 36 et inaugurée par Jésus en Jean 14 : 16-17.
Et le ruisseau coule, et enfle, et grandit dans notre vie jusqu'à devenir un fleuve qu'on ne peut traverser, pourvu et tant que nous acceptons et respectons tous les termes de cette alliance. Cette alliance fonctionne merveilleusement bien et tient ses promesses mais selon des principes, qu'il convient de connaitre. Ils sont très différents de ce que le monde religieux nous enseigne. En voici quelques uns :
PRINCIPE 1 : PLUS DE CONDAMNATION
Romains, 8 :1 - Il n’y a donc maintenant aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus Christ. En effet, la loi de l’esprit de vie en Jésus Christ m’a affranchi de la loi du péché et de la mort.
Le premier terme de cette alliance est essentiel, importantissime, rédhibitoire, vital, premier. C' est le refus de toute condamnation si on est uni(e) à Jésus Christ. Faisons-nous notre part à ce sujet ? Veillons-nous résolument au maintien de ce terme premier de la nouvelle alliance en Jésus-Christ ? Tenons-nous fermement la condamnation hors de notre vie ? FERMEMENT.
Saviez-vous que la condamnation stoppe brutalement l'écoulement du ruisseau, de l’esprit de vie qui seul, peut nous affranchir empiriquement du péché et de la mort ? Ce n'est pas un sujet secondaire. S'il y a condamnation, l'alliance ne produit plus ses effets. Pas d'alliance, pas de ruisseau. Ce n'est pas que le Seigneur nous rejette et quitte notre esprit. Jamais ! Mais en demeurant dans la condamnation, pour quelque motif que ce soit, nous refermons le voile, nous stoppons l'écoulement de la vie nouvelle dans notre âme et nous nous privons de ses rafraichissements.
Pourquoi nous laissons-nous si facilement lyncher par la culpabilité ? N'avons-nous pas été instruits ?
Sommes-nous nés de nouveau ?
Oui ?
Si oui, Dieu habite maintenant dans ce lieu de notre personne, notre esprit, qui en conséquence, est devenu le lieu très saint.
Si oui, nous avons été invisiblement, spirituellement attaché à un corps dont Jésus Christ est la tête. Nous sommes désormais un membre de Son corps. Regardez votre main. Elle fait partie de votre corps physique. Est-elle étrangère à vous ?
Si oui, nous avons été greffés sur Christ, comme on greffe une branche de cerisier sur un merisier. Nous avons donc changé de nature. Avant la nature de péché d'Adam coulait en nous. Maintenant, c'est la vie de Christ qui coule en nous. Nous avons reçu, par grâce, la nature de celui que les démons appelaient le Saint de Dieu. Nous sommes devenus saints à cause de cette nature sainte qui coule en nous.
Êtes-vous d'accord avec cela ?
Qui peut condamner l'habitation de Dieu ? Qui peut condamner le corps de Christ ? Qui peut condamner celui qui a reçu la nature du Saint de Dieu ? Les autres. Nous. Mais pas le Seigneur ! Plus jamais !
Luc, 4 :33 - 34 Il se trouva dans la synagogue un homme qui avait un esprit de démon impur, et qui s’écria d’une voix forte : Ah ! qu’y a-t-il entre nous et toi, Jésus de Nazareth ? Tu es venu pour nous perdre. Je sais qui tu es : le Saint de Dieu.
La nature du Saint de Dieu coule désormais en nous
Galates, 2 :20 - J’ai été crucifié avec Christ ; et si je vis, ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi ;
C'est cela que Dieu considère maintenant. Ce n’est plus moi qui vis. C'EST CE QUE DIEU CONSIDERE MAINTENANT. Pas vous ?
Hébreux, 8 :10 - Mais voici l’alliance que je ferai avec la maison d’Israël, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit, Je les écrirai dans leur cœur ; Et je serai leur Dieu, Et ils seront mon peuple. Aucun n’enseignera plus son concitoyen, Ni aucun son frère, en disant : Connais le Seigneur ! Car tous me connaîtront, Depuis le plus petit jusqu’au plus grand d’entre eux ; Parce que je pardonnerai leurs iniquités, Et que je ne me souviendrai plus de leurs péchés.
Quand Dieu dit : je ne me souviendrai plus de leurs péchés, c'est une réalité ! Il y a bien péchés mais Dieu choisit de ne plus s’en souvenir. Il n'y a que nous qui choisissons de nous en souvenir, à tort.
Et pour qui dirait que cette promesse n’est que pour Israël, rappelons :
Que Christ a brisé le mur de de séparation entre Israël et les nations
Éphésiens, 2 :12- souvenez-vous que vous étiez en ce temps-là sans Christ, privés du droit de cité en Israël, étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde. Mais maintenant, en Jésus Christ, vous qui étiez jadis éloignés, vous avez été rapprochés par le sang de Christ. Car il est notre paix, lui qui des deux n’en a fait qu’un, et qui a renversé le mur de séparation, l’inimitié, ayant anéanti par sa chair la loi des ordonnances dans ses prescriptions, afin de créer en lui-même avec les deux un seul homme nouveau, en établissant la paix, et de les réconcilier, l’un et l’autre en un seul corps, avec Dieu par la croix, en détruisant par elle l’inimitié.
Il n’y a plus ni juif ni grec mais tous sont un en Jésus-Christ
Colossiens, 3 :11 - Il n’y a ici ni Grec ni Juif, ni circoncis ni incirconcis, ni barbare ni Scythe, ni esclave ni libre ; mais Christ est tout et en tous.
L’église de Jésus-Christ fait désormais partie de l’Israël de Dieu, elle est entrée dans la promesse faite à Abraham non pas comme juif mais en tant que croyant.
Galates, 3 :8 - Aussi l’Écriture, prévoyant que Dieu justifierait les païens par la foi, a d’avance annoncé cette bonne nouvelle à Abraham : Toutes les nations seront bénies en toi ! de sorte que ceux qui croient sont bénis avec Abraham le croyant.
Nous n'avons plus le droit de nous laisser condamner par ignorance, ou par les démons. Le parvis sera toujours boueux et nécessitera journellement un nettoyage tant que nous vivrons dans ce corps mortel, sujet à la faiblesse et dans lequel habite le péché qui nous enveloppe si facilement.
Hébreux, 12 :1 - Nous donc aussi, puisque nous sommes environnés d’une si grande nuée de témoins, rejetons tout fardeau, et le péché qui nous enveloppe si facilement,
Gardons constamment à la pensée, sachons, que le Saint Esprit, au fur et à mesure que nous croissons dans la connaissance de Christ, maintiendra de plus en plus impuissante sur la croix, cette nature de péché qui va produire de moins en moins de ses fruits détestables. Un peu comme un roncier qui reste un roncier mais qui, au fil du temps, produirait de moins en moins de ronces et d’épines jusqu’à ne plus en produire du tout. N'est ce pas ce que signifie, marcher de progrès en progrès ? Ça prend le temps que ça prend.
C'est ce qui fait dire à l'apôtre Jean « je dis cela afin que vous ne péchiez point et si quelqu'un a péché, vous avons un avocat ». La norme du chrétien arrivé à maturité dans l’esprit par l’Esprit est de ne plus pécher. Mais en attendant, on doit user de la grâce, en user abondamment et se laver les pieds tous les jours, sans jamais se laisser happer ni écraser ni paralyser par un quelconque sentiment de condamnation.
1 Jean, 2 :1 - Mes petits-enfants, je vous écris ces choses, afin que vous ne péchiez point. Et si quelqu’un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus Christ le juste.
Notre parvis a-t-il été souillé ? C'est regrettable mais prévisible. On confesse, c'est le coup de balai. Et tout redevient propre aux yeux du Père, pour qui un péché confessé est immédiatement pardonné et OUBLIÉ parce qu'il a déjà été pardonné et expié. Que vous le sentiez ou non !
Dieu ne nous condamne jamais. Ça ne veut pas dire que nous ne sommes pas coupables. Ça veut dire que :
Dieu
Ne
Nous
Condamne
Plus
Jamais
!
Il sait de quoi nous sommes formés. Il nous demande juste de passer le coup de balai à l'extérieur. Il nous convainc, pour utiliser le terme bibliquement correct, de laver nos pieds souillés pendant la marche.
Jean, 13 :10 - Jésus lui dit : Celui qui est lavé n’a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur ; et vous êtes purs ...
Nous sommes purs depuis que nous avons été lavés par l’Esprit de Dieu, de par l’autorité légale et la puissance du Sang de Christ. Cependant, nos pieds ont encore besoin d'un nettoyage régulier. C’est l’image de la marche, de notre vie quotidienne.
L'enfant de Dieu est certes toujours sujet aux chutes mais voilà, il est devenu le temple de Dieu, ce qui le rend incondamnable. Et d'autant plus incondamnable parce que sa nouvelle nature, s'il est vraiment né de nouveau, ne lui permet plus de se maintenir impunément dans le péché. Avant il pouvait et ça ne le gênait pas, à part une molle réprobation de sa conscience s'il avait quelques principes moraux. Mais c'est tout.
Maintenant si l'enfant de Dieu souille son parvis, il est repris dans sa conscience parce qu'une tache ne sied plus aux vêtements blancs éblouissants (bien qu'invisibles) qu'il a reçus à la nouvelle naissance. L'enfant de Dieu est maintenant sous la garde de l'Esprit Saint qui l'a rendu saint et lui fait balayer le pas de sa porte quand il est sale. Mais sans jamais le condamner !
Rappelons-nous que toutes choses dont devenues nouvelles. Il faut nous y faire !
2 Corinthiens 5 : 17 - Si quelqu'un est en Christ, il est une nouvelle créature. Les choses anciennes sont passées ; voici, toutes choses sont devenues nouvelles.
Ce message de la grâce était déjà à l'époque contesté et plusieurs disaient que cela allait donner un prétexte à certains pour pécher en toute impunité. Aujourd'hui encore, certains pourraient le penser, mais réfléchissons : seuls les non nés de nouveau peuvent prétexter la grâce, dont ils ne connaissent rien, pour pécher encore plus. Pas un enfant de Dieu qui est devenu une habitation de Christ en Esprit. Il est aimé, gardé, dirigé et corrigé directement par Celui à qui désormais il appartient. Le Seigneur connait ceux qui lui appartiennent.
2 Timothée, 2 :19 - Néanmoins, le solide fondement de Dieu reste debout, avec ces paroles qui lui servent de sceau : Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent ; et : Quiconque prononce le nom du Seigneur, qu’il s’éloigne de l’iniquité.
La condamnation doit être bannie de notre vie et combattue énergiquement car elle bloque le ruisseau et stoppe toute croissance. (Lisez La foi et une conscience pure)
PRINCIPE 2 : LA PAUVRETE
Jacques, 4 :9 - Sentez votre misère ; soyez dans le deuil et dans les larmes ; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse.
C’est un autre principe de base : reconnaitre sa pauvreté spirituelle. Quand on pèche, au lieu de s'abandonner à la stérile et stagnante condamnation, soyons dans le deuil ! Comme Jacques le dit, nous avons bien des sujets pour être dans le deuil et la désolation quand nous observons certaines de nos réactions ou paroles ou comportements.
La loi nous les expose, en bon pédagogue. Merci loi de Dieu de me rappeler ma pauvreté et ma faiblesse ! J’allais oublier que seul Christ peut tout en moi ! La loi n'est pas faite pour condamner le juste mais pour le ramener constamment à Christ et c’est comme cela qu’il faut lire Jacques ! En ce sens, la loi peut devenir notre amie si on en fait bon usage !
Affligés mais pas condamnés. Notre salut consiste en ce que, pendant tout notre séjour sur terre, l'Esprit Saint va réduire jusqu'à l'étouffement la production des fruits détestables du péché.
Tant que nous nous confions à Christ en nous.
PRINCIPE 3 : CHRIST EN MOI
Philippiens, 4 :13 - Je puis tout par celui qui me fortifie.
2 Corinthiens, 4 :7 - Nous portons ce trésor dans des vases de terre, afin que cette grande puissance soit attribuée à Dieu, et non pas à nous.
Voilà encore un principe, non moins important ! Un vase de terre, oui ! Mais porteur d'un grand trésor.
Un naturellement pauvre en esprit, oui ! Mais Christ vit et son Esprit s’est uni à cet esprit pauvre le rendant extraordinairement riche et fort La petite goutte d’eau s’est fondue dans l’océan bien qu'elle reste une goutte d'eau !!! Alors tout devient possible. Je puis tout par Celui qui me donne la force. Nous sommes un avec l’Esprit de Dieu car Il nous a choisis.
Jean, 15 :16 - Ce n’est pas vous qui m’avez choisi ; mais moi, je vous ai choisis, et je vous ai établis, afin que vous alliez, et que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure, afin que ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donne.
Nous pouvons tout par Celui qui nous fortifie en désir et en capacité de faire toute sa volonté. Et Sa volonté, nous la connaissons ; elle se résume en un commandement : aimer profondément Dieu et son prochain et le manifester en actes et en paroles.
PRINCIPE 4 : CHAQUE JOUR
Et puis encore un principe, aussi important que les précédents : celui du CHAQUE JOUR.
Reconnaître et confesser (lisez Prier et déclarer) CHAQUE JOUR, à la fois notre pauvreté naturelle et cette union organique avec l'Esprit de Dieu. Car chaque jour est un pas dans la marche chrétienne. Et chaque pas doit être fait dans cette mentalité du jour par jour, soutenu par l’Esprit du Seigneur. La manne de la veille est infecte et pleine de vers. Le pain est renouvelé de jour en jour.
Apocalypse, 4 :10 - les vingt-quatre vieillards se prosternent devant celui qui est assis sur le trône et ils adorent celui qui vit aux siècles des siècles, et ils jettent leurs couronnes devant le trône, en disant : Tu es digne, notre Seigneur et notre Dieu, de recevoir la gloire et l’honneur et la puissance ; car tu as créé toutes choses, et c’est par ta volonté qu’elles existent et qu’elles ont été créées.
On vit un jour à la fois. Et c'est la succession des jours qui fera notre vie entière, pleine, réussie, débordante, et couverte au final de récompenses ‘imméritées’. C’est pour cela que nous jetterons nos couronnes, nous aussi, aux pieds de l’Agneau, comme les 24 anciens !
Chaque jour et plusieurs fois par jour, renouvelons au Seigneur, verbalement, notre accord pour qu'Il renouvelle en nous tout vouloir et toute capacité vrais pour l'aimer, en faisant sa volonté et en aimant ardemment notre prochain. Chaque jour.
PRINCIPE 5 : DIEU SEUL SAUVE
Et enfin, un dernier principe :
Psaumes, 51 :12 - O Dieu ! crée en moi un cœur pur, Renouvelle en moi un esprit bien disposé.
Qui peut nous maintenir fidèlement, chaque jour, malgré l'inconstance de notre nature humaine, malgré nos chutes et imperfections externes, qui peut nous maintenir dans ces dispositions d’humilité, d'attente, d'espérance et de confiance en Lui ?
Qui ?
Notre SAUVEUR ! Encore ! La force, la constance, la persévérance sont en Lui, pas en nous-mêmes. C'est en cela qu'Il est un Sauveur Parfait ! Les yeux fixés sur Jésus (habitant en nous). Il crée le vouloir (le désir) et le faire (la capacité).
Hébreux, 12 :2 - ayant les regards sur Jésus, le chef (l’auteur) et le consommateur de la foi
Jésus demande (consommateur) la foi mais (car) Il nous donne (chef, tête ou auteur) la foi.
Romains, 11 :36 - C’est de lui, par lui, et pour lui que sont toutes choses. A lui la gloire dans tous les siècles ! Amen !
L'œuvre de Dieu, SON œuvre, pas la nôtre, c'est que nous fassions confiance en celui qu'Il a envoyé, qui vit maintenant en nous, qui nous a choisi(e)s et qui œuvre, de l'intérieur, à nous sauver parfaitement.
Jean, 6 :29 - Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.
C'est Lui, Le Seigneur, qui est à l'œuvre en nous pour que nous y arrivions, PAS NOUS. Quel réconfort de savoir que notre faiblesse et notre inconstance naturelles ne peuvent même plus être un obstacle susceptible de tout faire rater.
LE VOILIER
Nous pouvons comparer notre vie de chrétien(e) (ayant Christ en soi) à un voilier. Ce voilier a une grande voile, une paire de rames, un gouvernail, une boussole et le vent qui souffle. Trois éléments sont en notre pouvoir ; deux ne le sont pas.
Nous pouvons agir sur le gouvernail et sur la paire de rames ou sur la voile
Nous ne contrôlons ni le vent qui pousse la voile ni la boussole qui indique le chemin.
La boussole donne la direction, c'est le conseil de Dieu dans Sa Parole éclairée et rendue vivante par le Saint-Esprit.
Le gouvernail, que nous actionnons ou pas selon les conseils de la boussole, ce sont nos décisions journalières de suivre tel ou tel chemin. Chacun(e) est capitaine de son vaisseau.
Le vent qui souffle, c'est l'Esprit de Dieu. Et il souffle constamment. Il n'y a pas de mer plate sur cet océan.
La voile, c'est la nouvelle alliance de Dieu avec les hommes, entrée en vigueur, il y a un peu plus de 2000 ans, quand Jésus est mort, ressuscité et est devenu le Christ vivifiant qui vient habiter dans le cœur de ses disciples. C'est l’alliance, qui par l’action du Saint Esprit, nous propulse dans la voie lumineuse et joyeuse du Seigneur. Une alliance, fidèlement respectée par le Seigneur, qui met son Esprit et écrit ses lois dans le cœur et souffle le vouloir et le faire dans les voiles de ceux et celles qui s'attendent à Lui, conscients de leurs limites et pauvreté spirituelles.
La paire de rames, c'est l'ancienne alliance, pourtant périmée à la mort de Jésus, lorsque le voile du temple s'est déchiré. On se demande d'ailleurs pourquoi elle est toujours sur le bateau cette paire de rames, alors qu'on est sur un océan ou le vent souffle continuellement avec une voile qu'il suffit de tendre !
La paire de rames, ce sont les efforts du fils ou de la fille d'Adam qui, par ignorance, par tradition religieuse ou par incrédulité, ne veut pas déployer sa voile au vent de la grâce de Dieu et qui préfère tirer à la rame le grand voilier, dans la juste direction que lui indique la boussole. C'est l'épuisante et vaine quête du mangeur d'arbre de la connaissance du bien et du mal, qui essaie de s'attirer les faveurs de Dieu et Ses bénédictions, en s'efforcant de trouver en lui-même la volonté constante et la capacité joyeuse de mettre en pratique tous les commandements, principes et exigences du seigneur, par la seule force de son âme. Tout cela pour continuellement perdre courage sous le poids de l’inévitable condamnation et retomber inlassablement dans les marécages dont il croyait pourtant être sorti.
Matthieu, 8 :27 - Ces hommes furent saisis d’étonnement : Quel est celui-ci, disaient-ils, à qui obéissent même les vents et la mer ?
Celui qui commande même aux vents souffle dans les voiles que déploient ceux qui s'attendent à Lui. C'est le repos dans lequel chacun doit s'efforcer d'entrer.
Hébreux 4 : 11 - Efforçons-nous donc d'entrer dans ce repos, afin que personne ne tombe en donnant le même exemple de désobéissance.
Car ce à quoi le Père travaille chaque jour, ce n'est pas à surveiller si nous sommes bien obéissants à ses ordonnances. Son oeuvre inlassable est de nous rappeler sans cesse et de nous conduire à comprendre, accepter et pratiquer que nous avons tout pleinement en Jésus Christ.
Jean, 6 :29 - Jésus leur répondit : L’œuvre de Dieu, c’est que vous croyiez en celui qu’il a envoyé.
Colossiens, 2 :10 - Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.
Et Dieu est à l’œuvre en cet instant, depuis que vous avez commencé (et terminé) de lire ces instructions. Relisez, relisez-les. Le Saint Esprit les gravera et modèlera notre cœur chaque jour, un peu plus. Il renouvelle notre intelligence et ensemble, Lui et nous, transformons notre être extérieur, à la gloire du Seigneur et pour notre plus immense bonheur. La répétition fait partie de l’apprentissage humain.
Romains, 12 :2 - soyez transformés par le renouvellement de l’intelligence, afin que vous discerniez quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.
Luc, 24 :25 - Alors Jésus leur dit : O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes!
Philippiens, 3 :1 - Je ne me lasse point de vous écrire les mêmes choses, et pour vous cela est salutaire.