AUDIO :
0
AUDIO :
Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire
Jean 15
Jésus s’adresse en cette circonstance à des disciples. Il ne parle pas à la foule, à tout le monde et Il pose ici le fondement majeur de la vie chrétienne. C'est encore la nouvelle naissance qui est présentée, mais sous un autre angle. L’Esprit de Dieu qui est ici à cet instant même, près de nous, en nous, alors que nous lisons ou écoutons va nous instruire.
Mais le consolateur, l'Esprit Saint, que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses, et vous rappellera tout ce que je vous ai dit. Jean 14 :26
Car l’Esprit enseigne, c'est Lui qui donne la compréhension et fait entrer dans ce qui est caché. Revoyons ensemble et avec Son aide, trois fondements de l'évangile.
Jésus fait une déclaration : Je suis le Cep, vous êtes les sarments. En d’autres mots, Il dit à ceux qui ont choisi de le suivre : vous êtes liés ‘organiquement’ à moi, telle une branche à l’arbre qui la porte. Comprenez qu’à la nouvelle naissance, dans l’invisible, une œuvre surnaturelle s’est produite pour changer à jamais votre destinée. Nous avons été sectionnés d’un arbre sauvage, de l’arbre de l’humanité issue d’Adam, dont la philosophie dominante est : de moi, par moi et pour moi, et nous avons été littéralement greffés sur l’arbre de vie, l’olivier cultivé. C'est le premier fondement.
Si toi, tu as été coupé de l'olivier sauvage auquel tu appartenais par nature et greffé contrairement à ta nature sur l'olivier cultivé, à plus forte raison eux seront-ils greffés conformément à leur nature sur leur propre olivier. Romains 11 :24
Nous avons commencé à mourir le jour de notre naissance mais nous avons commencé à vivre pour l’éternité, le jour où nous avons été greffés en Christ.
Ressentez-vous le sang qui coule dans vos veines et maintient votre vie corporelle ? Probablement pas. Vous ne ressentirez pas non plus la vie qui jaillit de Christ et qui se répand en vous, en votre esprit et maintient votre vie spirituelle.
Pourtant les deux contribuent à la vie de notre être entier, constamment, à chaque battement de notre cœur qui pulse le sang dans nos veines et j’oserais dire à chaque battement du cœur de Jésus-Christ qui pulse la vie dans notre être intérieur.
Cette vérité bienfaisante coulant depuis notre esprit irrigue et transforme notre âme, où résident notre intelligence, nos émotions et notre volonté. Notre âme a besoin d’être sauvée, pas dans le sens d’aller au ciel mais dans le sens d’être rendue conforme en intelligence, émotion et volonté à notre esprit. Notre esprit et l’Esprit de Dieu sont maintenant confondus, dans cette greffe merveilleuse, cadeau extraordinaire et surnaturel de Dieu : notre esprit et l’Esprit de Dieu ne font plus qu’un.
Mais celui qui s'unit au Seigneur est un seul esprit avec lui. 1 Corinthiens 6 :17
Je suis un sarment, une branche. Le sarment est un nom technique pour désigner une branche de vigne qui porte les raisins. Le cep est le nom technique pour le tronc de la vigne. Comme le sarment, ma finalité c'est de produire du fruit et ma vie, de rester conscient à chaque instant de cette union magnifique qui me lie au Dieu créateur. Je ne fais rien pour que la vie coule en moi. Elle coule et remplit mon être intérieur parce qu’il m’a greffé en Lui. Je suis greffé, attaché, uni dans un lien organique et puissant.
Mes paroles, mes actes, mes pensées ne peuvent arrêter le flot. Et si mon âme s’accorde à croire cette vérité, les émotions, la compréhension s’accorderont naturellement à Lui, pour susciter tant de paix.
Il peut arriver que je parle mal, que j’agisse mal, que je pense mal, la puissance divine de Christ ne cessera pas de couler en moi. Il me redressera avec douceur, Il m’enseignera, Il me poussera à me fortifier plus, Il me convaincra pour me remettre sur les sentiers de la justice, à cause de Son nom et seulement à cause de son nom. Rappelons-nous qu'il n'y a aucune condamnation pour ceux qui sont en Jésus-Christ. Il faut simplement du temps à la greffe pour produire tous ses effets transformateurs. Le nom de Jésus est au-dessus de tout nom : il signifie Dieu Sauveur, Dieu qui guérit.
Il me redonne des forces, il me conduit dans les sentiers de la justice à cause de son nom. Psaumes 23 :3
C’est le premier fondement. J’ai été greffé en Christ, rendu participant de la vie divine qui coule en moi à cet instant, l’instant suivant, aujourd’hui, demain, dans un mois, dans une année et jusqu’à mon dernier souffle autant qu’il plaira au Seigneur de me laisser vivre sur terre. N’est-ce pas réconfortant ?
Le deuxième fondement est que cette relation magnifique, merveilleuse, constante est l’œuvre du Saint Esprit et non le produit de mes efforts ou une récompense pour mes mérites. C’est par l'Esprit Saint que nous avons été greffés. C’est par Lui que nous pouvons demeurer. Nous n’avons pas effectué la greffe. Nous ne pouvons pas plus effectuer le maintien de la greffe.
Quand Jésus nous dit ‘Demeurez en moi’, ce n'est pas un appel à nos capacités, comme si quiconque pouvait demeurer en Christ par ses propres efforts. Et d’ailleurs que signifie : demeurer en Christ ?
En Christ, le mot ´En' fait référence à la greffe. Attaché à Christ, en Christ. Je suis un avec Lui , je suis en Lui, comme la branche et l’arbre sont un. La branche est en l’arbre et jouit de toute la sève et de la vie de l’arbre. En Christ, je reçois toute la vie, toutes les vertus du Cep, de Christ.
Le ´demeurez' parle de l'œuvre du Saint Esprit car c'est Lui qui maintient l'union avec le cep. Il prend de ce qui est à Jésus-Christ et me l’annonce. Oui, c’est le Saint Esprit qui nous fait demeurer en Christ.
Ce maintien par la foi, dans l’union avec Christ, est un produit surnaturel du Saint Esprit en nous. Ce type de foi est impensable jusqu'à ce que l'Esprit Saint la produise en nous. C'était une prière de l'apôtre Paul, qu'elle soit aussi la nôtre :
Je prie qu'il vous donne, conformément à la richesse de sa gloire, d'être puissamment fortifiés par son Esprit dans votre être intérieur, de sorte que le Christ habite dans votre cœur par la foi. Ephésiens 3 :16-17
La puissance du Saint Esprit n’est pas donnée aux méritants car elle est nécessaire, indispensable pour pouvoir demeurer en Christ. Quelle que soit notre condition, même si nous nous voyons comme et sommes peut-être le pire des pires, et bien justement, nous avons besoin de l’Esprit Saint, de sa puissance afin de demeurer en Christ. Car celui qui demeure en Lui se met à marcher comme Il a marché.
Celui qui dit qu'il demeure en lui doit marcher aussi comme il a marché lui-même.
1 Jean 2 :6
Le Saint Esprit n’est pas donné parce que nous sommes parfaits. Il nous est donné pour que nous soyons perfectionnés et rendus parfaits en Christ.
En effet, le péché n’aura pas de pouvoir sur vous, puisque vous n’êtes plus sous la loi mais sous la grâce. Romains 6 :14
Mais me direz-vous, il est écrit que le Saint Esprit est donné à ceux qui lui obéissent. S’il vous plait, ne tordons pas le sens des Ecritures. Et rendons sa vraie signification au mot obéir dans ce contexte. Il est écrit ;
Le Dieu de nos ancêtres a ressuscité Jésus, que vous avez tué en le clouant sur le bois. Dieu l'a élevé à sa droite comme Prince et Sauveur pour donner à Israël la repentance et le pardon des péchés. Nous sommes témoins de ces événements, de même que le Saint-Esprit que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent ; Actes 5 :30-32
Mais pour que nous ne fassions pas un contresens sur 'donné à ceux qui lui obéissent', le Saint Esprit, l'Auteur des Saintes Ecritures, a pris soin de faire écrire ceci ailleurs par la plume de Paul :
C'est par lui que nous avons reçu la grâce d’exercer le ministère d’apôtre pour conduire en son nom des hommes de toutes les nations à l'obéissance de la foi et vous en faites partie vous aussi, qui avez été appelés par Jésus-Christ. Romains 1 :4-5
Comment une loi pourrait-elle être la condition pour recevoir le Saint Esprit alors que justement le Saint Esprit nous est donné pour que nous soyons rendus capable d'obéir à la loi ?
Le Saint Esprit est donné à ceux qui obéissent à la foi, c'est à dire en répondant à l'appel de Jésus-Christ, et non à ceux qui s'obstinent à vouloir plaire à Dieu sur la base de leur obéissance bien imparfaite et inconstante à la loi et aux commandements par leurs propres efforts.
La loi, nous dit Hébreux 7:19, n’a rien amené, ni personne à la perfection. Christ est mort pour le péché, Il est ressuscité pour qu’une fois greffés à sa vie de résurrection, nous soyons rendus justes de Sa justice, parfaits de Sa perfection, participant des merveilleuses vertus du Premier-né d’entre les morts. C'est l'évangile de la foi en Jésus-Christ ! Et c'est à cet évangile que nous obéissons pour recevoir ce qui a été promis !
L’Esprit Saint est donné à ceux qui croient en Celui que le Père a envoyé. Voilà l’obéissance de la foi. Est-ce que vous attendez tout de Jésus-Christ en vous ? Si oui, vous êtes dans cette obéissance de la foi dont parlent les Ecritures.
Quand vous vous sentez misérables, reconnaissant le peu d'amour et de justice naturelles qui sont en vous, et que vous voulez que Dieu vous élève à Ses standards de vie, vous devenez le candidat parfait pour recevoir l'abondance de son Esprit.
Il vous conduira d’abord à considérer le Sang éternel de l’Agneau par lequel vous avez déjà été purifié(e) de tout péché à la Croix, à Golgotha. Il produira une tristesse qui vous conduira à la vraie repentance, sincère et profonde. Puis alors que vous prenez conscience de ce pardon déjà pleinement accordé, depuis longtemps, alors que vous reconnaissez et confessez ces fautes qu'Il met en lumière, Il verse sur vous l’huile de joie et de sainteté, cette huile qui remplit le coeur de bonheur.
Tu oins d'huile ma tête, Et ma coupe déborde. Psaumes 23 :5
Oui, il nous faut être puissamment fortifiés par son Esprit pour que Christ habite en nous, qu’Il nous garde constamment dans la grâce par la foi. Si vous êtes sous la grâce, le péché n’a plus de pouvoir sur vous. C’est une extraordinaire expérience et le privilège des fils de Dieu puissamment fortifiés par l’Esprit. Comprenez-vous ces choses ?
C’est le deuxième fondement: le Saint Esprit peut et veut nous maintenir dans une communion avec Christ dans la foi. Lui seul peut faire qu’il nous devienne possible d’habiter constamment dans une communion tranquille avec Jésus Christ, non par les sensations mais par la foi. Et la vie est transformée d’obéissance en obéissance, pas à pas, de progrès en progrès, en l’image du Sauveur.
Il renouvelle l’esprit de votre intelligence, Il est la source de toute sagesse qui de l'esprit, se déverse dans notre âme pour éclairer l'intelligence. Et notre volonté est renouvelée, transformée ; nous nous mettons à pratiquer extérieurement ce qui vient de Lui, qui est à l'intérieur. C’est le sens de revêtir l’homme nouveau dans une justice (pratique joyeusement volontaire de la volonté de Dieu) et une sainteté produite par Celui qui est vivant et qui est la Vérité.
On vous a enseigné à vous débarrasser du vieil homme qui correspond à votre ancienne manière de vivre et se détruit sous l’effet de ses désirs trompeurs, à vous laisser renouveler par l'Esprit dans votre intelligence et à vous revêtir de l'homme nouveau, créé selon Dieu dans la justice et la sainteté que produit la vérité. Ephésiens 4 :22-24
Ne vous enivrez pas de vin : cela mène à la débauche. Soyez au contraire remplis de l'Esprit : Ephésiens 5 :18
Nous sommes dans la dispensation de l’Esprit qui a été répandu, c’est cette dispensation qui peut seule conduire l’homme nouveau, sur terre, à vivre comme Jésus, le premier-né d’entre plusieurs frères, une vie de sainteté, d’amour véritable et de puissance au service de la volonté du Père. La plénitude de l’Esprit est une nécessité, une urgence urgente, dont on ne peut se passer.
Puis il me dit : « Je suis l'Alpha et l'Oméga, le commencement et la fin. A celui qui a soif, je donnerai à boire gratuitement de la source de l'eau de la vie. Apocalypse 21 :6
Si nous n’avons pas cette soif, car il s’agit véritablement de soif, commençons à demander à Dieu qu’Il nous donne soif et soyons assurés qu’il étanchera cette soif. La soif n’est pas une sensation agréable au début. Elle le devient quand on commence à boire et qu’elle est étanchée. Il y a un grand plaisir à boire quand on a très soif.
La vie de l’Esprit nous fait demeurer en Christ. Et voici ce qui arrive à ceux qui demeurent en Christ :
Si vous demeurez en moi et que mes paroles demeurent en vous, vous demanderez ce que vous voudrez et cela vous sera accordé. Jean 15 :7
Il nous reste un troisième fondement que nous trouvons dans le verset suivant :
Voici, je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui, et lui avec moi. Apocalypse 3 :20
Ce n’est pas seulement nous qui frappons à la porte de Dieu pour être béni. Jésus frappe à notre porte tout au long de notre existence. A notre conversion, il frappe à la porte de notre cœur. Nous lui ouvrons en lui abandonnant notre vie. Nous recevons le pardon de nos péchés. Le Saint Esprit nous fait naitre de nouveau. Nous voilà devenu enfant de Dieu. Jésus est entré dans la maison de notre cœur par la porte principale que nous lui avons ouverte.
Mais il veut maintenant embellir toutes les pièces de la maison. Et il y en a beaucoup. Et Il frappe à chaque porte. Il nous faut du temps pour en ouvrir certaines. Et Jésus frappe patiemment. Il est doux et humble de cœur. Il pourrait forcer la porte puisque nous sommes à lui et que la maison de notre vie est devenue sienne.
Ne savez-vous pas que votre corps est le temple du Saint-Esprit qui est en vous, que vous avez reçu de Dieu, et que vous ne vous appartenez point à vous-mêmes? I Corinthiens 6:19
Mais Il frappe et nous parle doucement. Et quand nous entendons sa voix et que nous lui ouvrons, il entre et soupe avec nous. Nous demeurons en Christ.
Et quand Il entre, Il entre avec sa lumière, son amour, sa joie, sa force et sa sagesse. Nous aurions tellement à gagner à lui ouvrir vite et complètement, à lui abandonner chaque pièce de notre vie : couple, famille, relations, temps, pensées, talents, vie professionnelle, ambitions, rêves, projets d’avenir, finances, richesses terrestres…
Quel avantage tirerons-nous en nous obstinant à garder jalousement certaines portes fermées comme si nous allions perdre quelque chose de précieux. C’est tout le contraire. Lorsque Jésus entre, c’est la liberté, la multiplication, la joie et le succès. C'est curieux ce sentiment qu'on a tous, avant, que les privations et la frustration nous attendent. Et on est retenu. On s'accroche à nos 5 centimes alors que le Seigneur veut nous les échanger contre ses 5 milliards de milliards. Mais il exige que nous lui remettions d’abord les 5 centimes et ce n’est pas négociable.
Le royaume des cieux est encore semblable à un marchand qui cherche de belles perles. Il a trouvé une perle de grand prix; et il est allé vendre tout ce qu'il avait, et l'a achetée. Matthieu 13 :45-46
Nous le savons au fond de nous-même mais les marécages de la chair si bien décrits dans Romains 7 nous retiennent contre toute logique de lui abandonner des petits pans de notre vie. Comme si nous allions y perdre ! C’est plus fort que nous. Une loi agit dans nos membres et lutte contre ce que nous savons pourtant bien à l'intérieur.
Il est inutile de lutter contre soi-même. C’est une guerre perdue d’avance. La chair ne peut pas vaincre la chair. Un royaume divisé contre lui-même ne peut pas subsister. Il faut un plus fort pour lier l’homme fort. Et ce plus fort c’est encore le Saint Esprit, l’Esprit de Jésus en nous.
Jésus frappe et sa voix nous invite à lui demander son appui et Sa force. Je peux, je veux t’aider à faire le bon choix. Je peux déclencher ta décision, si tu as l'intelligence de me le demander.
Jésus frappe doucement à la porte. Il ne nous oblige pas. Dieu veut que Jésus-Christ soit le premier en tout, même dans nos décisions et pourtant nous restons libres de nos choix. Libres de faire le meilleur choix.
C’est une sagesse incompréhensible, impossible à reproduire humainement. Ce qui nous incitera à demander finalement de l’aide c’est cette foi, cette certitude même ténue, tout au profond de nous-même, que ça sera mieux si Jésus est au centre et qu’Il nous fera porter beaucoup de fruit.
Jésus-Christ est l’alpha et l’oméga. Toute résistance, désobéissance ou fuite persistante prouve qu’une pièce de notre maison a besoin de salut. Et Jésus est le sauveur parfait.
Jésus demeure en nous et nous en Lui. Il nous est avantageux d’ouvrir vite et de ne pas hésiter à lui demander de l’aide en tout. Il nous y encourage car dit-Il ‘sans moi, vous ne pouvez RIEN faire’
Philippe est un exemple extraordinaire de sensibilité à l’Esprit de Dieu et de promptitude à obéir. Si prompt à obéir qu’on peut se demander si ce n’est pas la raison pour laquelle il est le premier chrétien à avoir expérimenté une téléportation. Comme quoi la science-fiction n’a rien inventé.
Un ange du Seigneur, s'adressant à Philippe, lui dit : Lève-toi, et va du côté du midi, sur le chemin qui descend de Jérusalem à Gaza, celui qui est désert. Il se leva, et partit. Actes 8:26-27
On a l’impression par le texte que sa réaction est instantanée. L’ange lui parle, il se lève et il part. La direction est à la fois précise et vague. Il sait que c’est sur un chemin entre Jérusalem et Gaza. Il part quand même sans discuter.
L'Esprit dit à Philippe : Avance, et approche-toi de ce char. Philippe accourut.
Actes 8 :29-30
Philippe aperçoit un homme sur un char. L’Esprit lui dit de s’approcher. Il accourt. On ne peut pas attendre de meilleure réaction. Il accourt. Il obéit avec zèle, promptitude. Et le résultat est que pour sa prochaine course, Dieu n’a pas besoin d’éprouver le zèle de Philippe dont Il a besoin pour évangéliser plus loin. Il disparait d’un coup de la vue de l’éthiopien (l'Esprit du Seigneur enleva Philippe et l’eunuque ne le vit plus) et se retrouve téléporté à Azot ; encore plus vite que son obéissance si rapide le lui aurait permis. Dieu nous émerveille quand nous lui faisons promptement confiance.
Quand ils furent sortis de l'eau, l'Esprit du Seigneur enleva Philippe, et l'eunuque ne le vit plus. Tandis que, joyeux, il poursuivait sa route, Philippe se trouva dans Azot, d'où il alla jusqu'à Césarée, en évangélisant toutes les villes par lesquelles il passait. Actes 8 :39-40
Le troisième fondement est
C'est la bénédiction de l'Éternel qui enrichit, Et il ne la fait suivre d'aucun chagrin. Proverbes 10 :22
faith fe gracia foi grace consécration révélation
Articles similaires
Etes-vous un(e) bon(ne) ou un(e) mauvais(e) chrétien(ne) ? AUDIOS 26 mn + 28 mn)
Le 30/08/2026
Audio 1 :
Audio 2 :
La foi (6) Un grain de sénevé... mais pas que ! (AUDIO)
Le 23/08/2026
Audio disponible :
Garder la foi
Un grain de sénevé, oui ! Mais pas que
C'est à cause de votre incrédulité, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à cette montagne : Transporte-toi d'ici là, et elle se transporterait ; rien ne vous serait impossible. Matthieu 17 : 20
Les apôtres dirent au Seigneur : Augmente-nous la foi. Et le Seigneur dit : Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore : Déracine-toi, et plante-toi dans la mer; et il vous obéirait. Luc 17 : 5-6
La foi n’est pas proportionnelle au résultat qu’on veut obtenir. Comme si j’avais besoin d’une petite foi pour les petites choses et d’une très grande pour les très grandes choses. Jésus dit qu’avec une petite foi, minuscule comme un grain de sénevé, on peut accomplir l’impossible comme ordonner à une montagne, à l’Everest de se planter à la place du mont Blanc !
Lorsqu’on exerce sa foi, ce n’est pas notre foi qui effectue le miracle, c’est Dieu, le Tout puissant, le Créateur de toutes choses, Celui qui soutient toutes choses par sa Parole, c’est Lui qui accomplit le miracle. Sa puissance, son pouvoir n’ont aucune limite géographique ni même temporelle.
La seule petite mesure de foi qui nous est demandée est de croire en ce Dieu merveilleux qui peut tout, maintenant et pour toujours et qui, selon sa Parole, se plait à exaucer la prière du cœur humble. Mais sommes-nous même capables d'avoir cette 'petite' mesure de foi qui paraît déjà bien grande !
Imaginez-vous au volant d’une pelleteuse géante. Vous êtes devant un gigantesque caillou pesant deux tonnes qu’il vous faut déplacer hors de votre chemin. Allez-vous vous mettre votre confiance dans vos biceps pour ce travail ? Ou préférez-vous mettre votre confiance dans la pelleteuse qui ne fera qu’une bouchée de ce caillou. Pour laquelle de ces solutions vous sentez-vous capable d'avoir le plus de foi ?
Si vous regardez à votre force, il est probable que vous allez être très très très découragé, vous trouvant très incrédule et vous allez même abandonner tout à fait l’idée de déplacer ce caillou. Avec la pelleteuse, c’est tout à fait envisageable car il n'est plus nécessaire d'avoir une grande foi. Il suffit d'avoir confiance dans la puissance de la machine.
Dans un autre passage, Jésus aborde ce thème de la foi et du grain de sénevé en réponse à une requête qu’on lui fait ‘Augmente nous la foi’. Voyez sa réponse ! Elle confirme qu’Il n’encourage pas la recherche d’une grande foi. Dieu n’exaucera pas cette prière. Tout simplement parce qu’elle alimente un ennemi du Seigneur : l’orgueil de la vie !
Adam et Eve, dans le jardin d’Eden ont choisi de prendre de l’arbre de la connaissance plutôt que de l’arbre de la vie. Ils voulaient connaitre le bien et le mal pour être comme Dieu.
Ils voulaient la connaissance et la gérer eux-mêmes, comme des dieux. Seigneur, donne-moi la connaissance, j'en ferai bon usage ! Ils ont obtenu une connaissance morte. Une connaissance extraordinaire assortie d'intelligence et de science. Notre 21eme siècle en démontre les capacités extraordinaires. Mais c'est une connaissance sans Dieu, sans vie, sans pouvoir transformateur de l'intérieur.
En prenant de l’arbre de la vie, Adam et Eve auraient non seulement eu la connaissance du bien et du mal mais ils auraient eu en plus la puissance de vie les rendant capables de faire le bien qu’ils apprenaient et à éviter le mal dont ils prenaient connaissance.
Ce 'Augmente nous la foi' est de la même espèce. On est de nouveau dans un jardin avec un arbre, l’arbre de la foi, cette fois-ci. Et le fils d’Adam, toujours animé de la même mentalité veut avoir la foi sans Celui qui en est la source, sans la vie. Donne-moi la foi, une foi qui soit à moi ! Ah, et donne-moi une grande foi parce que je veux faire des grandes choses, comme toi !
Jésus est l’auteur et le consommateur de la foi. Il est l’arbre de vie. En Lui se trouve la foi dont nous avons besoin au moment où nous en avons besoin et en proportion de ce dont nous avons besoin. Il est l’exaucement à notre foi.
Les disciples à qui Jésus enseignait le grain de sénevé avait reçu force et pouvoir de chasser les démons (Matthieu 10 :1). Ils avaient reçu en direct, de Jésus lui-même, une Parole précise pour une tâche précise avec l’autorité et la puissance qui allaient avec. Mais, devant l’adversité, ils avaient cessé de s’appuyer sur la Parole de Jésus et commencé probablement à regarder à leurs propres forces bien faibles, peut-être à leur 'grande' foi qui n'était plus aussi grande que cela devant un cas difficile.
Le grain de sénevé est suffisant pour accomplir de grandes choses parce qu’il regarde à Jésus. Le grain de sénevé, nous l’avons tous, enfin ... les croyants. Nous croyons tous que Dieu peut tout. Nous croyons tous qu’à Dieu rien n’est impossible. Nous croyons tous qu’en Jésus est le oui et l’Amen. Nous avons tous le grain de sénevé dont Jésus-Christ parle.
Observons maintenant Celui qui nous donne ces paroles vraies et sages. Jésus ne peut pas mentir.
La puissance de déplacer les montagnes appartient à Dieu. Et lorsque Dieu veut déplacer une montagne sur la terre, Il le fait au travers de ceux qui lui appartiennent. Lorsque Jésus était sur la terre il ne faisait que ce qu’Il voyait faire au Père. Il était l’instrument volontaire de la volonté du Père. Son désir était de faire la volonté du Père. La volonté du Père était de bénir, de guérir, de délivrer, de fortifier, d’enseigner. Et Jésus jour après jour, bénissait, guérissait, délivrait, fortifiait, enseignaient ceux que le Père lui montrait. Il n’y avait jamais d’échec. Jésus n'aurait jamais désiré déplacer une montagne si ce n'était pas volonté de son Père
Ma main, heureusement, ne déplace aucun objet sans que ma pensée l'ait décidé avant ! Sinon ma vie serait un cauchemar. Pourquoi un membre de Christ ferait-il quelque chose sans que la tête le veuille, à moins d'être animé de cet ancestral orgueil de la vie !
L’homme nouveau doit suivre le même chemin. On peut avoir toute la foi du monde. Si on ne cherche pas d’abord ce que désire Dieu, notre foi n’accomplira rien de divin. La foi humaine accomplit de grandes choses humaines. HUMAINES. Seule la foi du cœur totalement abandonné au Seigneur accomplit l'œuvre de Dieu, l'œuvre divine, surnaturelle et merveilleuse !
Si nous demandons quelque chose selon sa volonté, nous savons qu’Il nous écoute et si nous savons qu’il nous écoute, nous savons que nous avons ce que nous lui avons demandé. 1 Jean 5 :15
Si nous savons que ce que nous demandons est selon sa volonté, c’est déjà fait. C’est le grain de sénevé. Il faut de la foi mais pas une énorme mesure. Dieu veut que nous ayons de quoi manger, de quoi nous vêtir, une maison, un toit, que nous prospérions à tous égards. Votre Père sait que vous en avez besoin, disait Jésus.
Matthieu 6 : 21-22 - Ne vous inquiétez donc point, et ne dites pas: Que mangerons-nous? que boirons-nous? de quoi serons-nous vêtus? Car toutes ces choses, ce sont les païens qui les recherchent.
Votre Père céleste sait que vous en avez besoin
Dieu le veut, Et comme Il est tout puissant, j’ai fait ma petite part en priant ou en prononçant une parole de foi ou en faisant la petite chose qu’Il me demandait de faire, le reste va se dérouler sous mes yeux. La montagne va se transporter. Mon regard doit rester attaché à Jésus. C’est tout. C’est Lui aussi, qui maintient actif dans mon cœur, ce nécessaire petit grain de sénevé.
Si vous êtes devant une situation désespérée, insoluble, ne soyez pas découragé(e)s de ce que votre foi est si petite. Vous n'êtes pas devant un examinateur qui évalue la mesure de votre foi pour vous donner ou non la bonne note de l'exaucement. Le Seigneur est bon et compatissant. Il compatit et celui ou celle qui l'invoque est délivré(e) de toutes ses détresses.
Ne demandez pas non plus a Dieu une grande foi. C'est ce qu'Adam aurait fait s'il y avait eu un arbre de la foi dans le jardin d'Eden. Nous sommes la nouvelle création, choisissons cette fois l'autre voie, celle de l'arbre de la vie.
Demandons au Seigneur qu'il nous fortifie puissamment dans l'homme intérieur en sorte que l'habitation du Seigneur Jésus Christ dans notre esprit devienne suffisante et supérieure à la détresse que peuvent causer les difficultés. C'est alors que Jésus, de l'intérieur nous communique Sa paix, qui est au-delà de toute logique. On devrait être dans l'angoisse et on est tranquille parce qu'Il est là, en nous, avec nous dans la vallée de l'ombre, de la peur et de la mort.
Quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, Je ne crains aucun mal, car tu es avec moi Psaumes 23
Ne vous inquiétez de rien ; mais en toute chose faites connaître vos besoins à Dieu par des prières et des supplications, avec des actions de grâces. Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos cœurs et vos pensées en Jésus Christ. Philippiens 4 : 6-7
C'est la véritable conséquence de toute prière dans nos besoins : recevoir une paix surnaturelle. La paix précède l’exaucement. Que la situation change immédiatement ou pas. On reçoit une paix qui ne devrait pas être au vu de la situation.
Le but premier de la prière dans nos besoins, c’est de ne pas perdre (ou de retrouver) ce qui est le plus précieux et qui apporte le plus de bonheur au monde : la paix, dans la présence de Celui qui vit en nous ! Dans cette assurance (surnaturelle produite par l’Esprit Saint) de Sa présence en nous, le monde peut bien alors s’écrouler, les flèches voler de toutes part, les fondations vaciller. Tout est bien car sa houlette et Son bâton nous rassure.
Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit, Ni la flèche qui vole de jour, Ni la peste qui marche dans les ténèbres, Ni la contagion qui frappe en plein midi. Psaumes 91 :5
Et finalement qu’est-ce qui est le plus nocif ? L’épreuve, la difficulté en elle-même ou l’angoisse qu’elle peut produire en nous ?
Si l’angoisse est ôtée par la paix de Jésus, cela ne me dérange plus même si l’épreuve dure un peu encore. Le problème le plus important étant réglé, l’angoisse et la détresse ayant disparu, c’est comme s’il n’y avait plus d’épreuve ! D’ailleurs ; à ce point, l’épreuve a produit son fruit et elle ne dure généralement plus longtemps.
Mon amour ne s'éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l'Éternel, qui a compassion de toi. Esaïe 54 : 10
Dans cette position, nous sommes en communion avec Celui qui est l'auteur de la foi, de toute la foi de l'univers et c'est alors que le mur gigantesque s'écroule comme un mauvais rêve, comme à Jéricho ou que nous sommes poussés à ordonner verbalement que cette montagne soit déplacée ailleurs ou que ce rocher dur se mette à donner de l'eau.
Jéricho était fermée et barricadée devant les enfants d'Israël. Personne ne sortait, et personne n'entrait. (Verset 1)
Lorsque le peuple entendit le son de la trompette, il poussa de grands cris, et la muraille s’écroula ; le peuple monta dans la ville, chacun devant soi. (Verset 20) Josué 6
Vous parlerez en leur présence au rocher, et il donnera ses eaux ; tu feras sortir pour eux de l'eau du rocher, et tu abreuveras l'assemblée et leur bétail. Nombres 28 : 20
Dans tous les cas, ce n'est pas notre foi qui fait le miracle, petite ou grande foi. C'est le Seigneur Jésus Christ qui est en nous, Celui avec Lequel l'Esprit Saint nous met en communion en nous le révélant ; c’est Lui, l'auteur de la foi qui fait infiniment au-delà de tout ce que nous pensons ou même imaginons. Il bénit autant celui qui confesse son incrédulité ou sa très fragile foi que celle qui a une grande foi.
Mais, si tu peux quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous. Jésus lui dit : Si tu peux !... Tout est possible à celui qui croit. Aussitôt le père de l'enfant s’écria : Je crois ! viens au secours de mon incrédulité ! Marc 9 : 22-24
Alors Jésus lui dit : Femme, ta foi est grande ; qu'il te soit fait comme tu veux. Et, à l'heure même, sa fille fut guérie. Matthieu 15 : 28
On comprend mieux la prière que nous suggère le Saint Esprit au travers de Paul.
Que nous soyons remplis de la connaissance de sa volonté en toute sagesse et intelligence spirituelle afin de marcher d’une manière digne du Seigneur, lui être entièrement agréable, portant des fruits en toutes sortes de bonnes œuvres (surnaturelles ou non) et croissant par la connaissance de Dieu, fortifiés à tous égards par sa puissance glorieuse, en sorte que nous soyons toujours et AVEC JOIE, persévérants et patients. (Colossiens 1 : 9)
Il est recommandé de faire cette prière. Elle est dans Sa Volonté.
Cette nouvelle identité qui nous propulse dans les cîmes (AUDIO 20 mn + 18 mn)
Le 14/08/2026
Audio 1 :
Audio 2 :
Ajouter un commentaire