Audio : 1ère partie : sentir-ta-presence-1.mp3
2ème partie : sentir-ta-presence-2.mp3
Notre âme a 5 outils pour percevoir et pour goûter aux choses de la terre : voir, entendre, sentir, goûter et toucher. Notre esprit, lui, a un seul outil pour nous délecter des choses invisibles et célestes, rapportées dans la Bible qui est la Parole de Dieu écrite. Et ce seul outil c'est croire. C'est la foi.
Le témoignage de nos 5 sens peut nous tromper. La Parole de Dieu est sûre, fiable, vraie en tout temps et en toute circonstance et en dépit de toute apparence.
Et souvent ce que dit la Parole de Dieu contredit le message de nos cinq sens et particulièrement dans les situations difficiles.
La foi est capable de voir les richesses de la Parole de Dieu comme nos yeux sont capables de voir un paysage. Les yeux nous permettent de regarder, d'admirer, d'apprécier la beauté ou la laideur. Notre foi, à sa manière, voit ce qui est à nous dans l'invisible, ce qui a déjà été acquis par le sang précieux de Christ et qui est disponible car l'Esprit dit que tout est à nous et que nous sommes à Christ.
1 Corinthiens 3 :23 Tout est à vous; et vous êtes à Christ, et Christ est à Dieu.
La foi mange la Parole de Dieu comme notre bouche, les aliments. La bouche nous fait goûter, apprécier les saveurs, nous en régaler. Elle est le point d'entrée pour ces aliments qui nous donneront force et santé. Notre foi pareillement mange la Parole de Dieu et en absorbe les nutriments célestes et invisibles qui donnent force et santé à notre esprit. Elle est la porte d'entrée pour que la Parole de Dieu nourrisse et transforme notre intelligence, restaure, enrichisse notre être émotionnel et intellectuel et nous trace la voie d'une destinée glorieuse.
La foi est à la Parole de Dieu ce que notre nez est aux parfums, aux odeurs. C'est avec le nez qu'on capte ce qui est dans l'air, invisible, délicieux ou désagréable; on est captivé, emporté par un parfum, une fragrance. De même, notre foi perçoit la présence du Dieu invisible, comme un doux parfum délicieux et nous emmène dans ces moments qu'on appelle communion.
La foi est à la Parole de Dieu ce que le toucher est aux objets. Par le toucher, on sent, on caresse, on saisit. C'est par le toucher qu'on s'approprie les choses. La main est l'instrument principal pour toucher sans en être le seul. Notre foi est cette main de l'esprit qui touche et qui se saisit des richesses invisibles du royaume de Dieu. Elle est d'abord la main tendue dans l'invisible, tendue vers le Seigneur jusqu'à ce que l'œil spirituel éclairé par Dieu se mette à voir. Elle peut alors saisir et s'approprier. Tout se fait très vite, instantanément, hors de l'espace et du temps.
La foi est donc une faculté multiple qui nous permet de capter les richesses, tous les trésors contenus dans la Parole de Dieu.
Nos yeux, nos oreilles, notre nez, notre bouche et nos mains sont les membres de notre corps physique. La foi est le membre de notre esprit. Or Dieu est Esprit et on ne peut entrer en contact avec Lui, communiquer avec Lui et l'adorer qu'en esprit (au moyen de cette partie de nous qui est notre esprit et à ne pas confondre avec notre âme).
Nos cinq sens appartiennent à l'âme et ils ont de l'avance sur le membre de la foi car nous les faisons tous fonctionner massivement depuis le premier jour de notre naissance et nous en maitrisons très bien l’usage. Ils sont très entraînés au point que nous ne doutons jamais des informations qu'ils nous communiquent. Si nous voyons un arbre nous ne doutons pas une seconde que cet arbre existe réellement. Nous croyons 'aveuglément :)' au témoignage de nos yeux de chair.
Mais nous sommes moins à l'aise avec le monde invisible du royaume de Dieu, justement parce qu'il est invisible donc totalement imperceptible à la vue, à l'ouïe, a l'odorat, au goût et au toucher. Et c'est une grande frustration parce qu'on voudrait s'appuyer sur eux pour ressentir la présence de Dieu. Mais le ressenti est une sensation. Et les sensations n'appartiennent pas à l'esprit mais à l'âme et au corps. On ne touche Dieu qu'avec l'esprit.
La Parole de Dieu parle à notre foi de choses et de ressources invisibles, (les puissances du siècle à venir, bien plus réelles, permanentes, éternelles, abondantes et plus puissantes que celles du monde visible.
Dieu peut nourrir et abreuver un peuple pendant 40 ans dans un désert où il n'y a ni nourriture ni eau. (Nombres 11:31, Nombres 20:11)
Dieu peut faire tomber en quelques instants des trombes d'eau alors que dans le ciel bleu on ne voyait qu'un nuage gros comme la paume d'une main. (I Rois 18:41 à 44)
Dieu peut nourrir une foule de plus de 5000 personnes, hommes femmes et enfants avec 3 pains et deux poissons . (Matthieu 14)
Dieu peut ré-insuffler la vie dans un corps qui est mort depuis 4 jours et déjà en décomposition. (Jean 11:39)
Dieu peut arrêter la course du soleil (donc stopper la rotation de la terre sans que tout le monde s'envole dans les airs) ou ralentir le cours du temps (ce qui est encore plus miraculeux) pour laisser le temps à son peuple de remporter la victoire (Josué 10:12 à 14)
Dieu peut téléporter un homme, tellement celui-ci est prompt à obéir, dans une ville éloignée (Actes 8:39-40)
Les ressources de la terre auxquelles nous avons accès par nos cinq sens sont deja abondantes mais limitées alors que les ressources du royaume de Dieu auxquelles nous avons accès par la foi sont inépuisables et peuvent pourvoir à tous nos besoins, au-delà de toute réalité terrestre.
Et la foi est le seul moyen d'y accéder. C'est un principe établi par Dieu lui-même. (Hébreux 11:6 et 10:38)
La main qui se saisit de ces ressources inépuisables, c'est notre foi. Elle est l'outil ou le membre que Dieu nous a donné et nous donne pour saisir toutes Ses richesses, qu'elles soient d'ordre spirituel, mental, physique ou matériel.
Il est donc urgent d'entraîner ce sixième sens qu'est notre foi en la Parole de Dieu. Comment ?
En s’appuyant exclusivement sur l'assistance du Saint-Esprit, sur la présence de Christ en nous, pour ceux et celles qui le connaissent ou plus exactement qui sont connu(e)s de Lui.
Et pour ceux ou celles qui ne connaissent le Seigneur Jésus Christ que de nom ou de religion,
en L'invitant, de tout leur coeur,
à venir régner son règne d'amour, de joie et de sagesse en eux
et à devenir le guide, le Bon Berger qui les conduira sur des chemins sûrs.
Il faut s'attendre à Son action en nous, lors d'une lecture ou à l'écoute de la Bible, ou d'un message délivrant des instructions en rapport avec la Bible ou d'une méditation sur un verset de la Parole de Dieu, adopter cette posture que la Bible appelle le ‘grain de sénevé’ ou ‘les regards sur Jésus’.
Luc, 17:6 - Et le Seigneur dit: Si vous aviez de la foi comme un grain de sénevé, vous diriez à ce sycomore: Déracine-toi, et plante-toi dans la mer; et il vous obéirait.
Hébreux 12 :1-2 courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, ayant les regards sur Jésus, le chef et le consommateur de la foi,.
Jésus est l'auteur et le consommateur de la foi. C'est-à-dire qu'Il crée, la mesure de foi nécessaire (Il est l’auteur ou le chef) et proportionnelle au besoin dans le cœur de celui ou celle qui lui fait confiance pour cela.
Puis Il exauce l'objet de notre foi (Il est le consommateur de la foi), surnaturellement, bien que ça ait souvent l'apparence de quelque chose de très naturel.
Tellement naturel, qu'il peut même falloir un effort, un véritable effort volontaire de mémoire et de réflexion pour reconstituer l'histoire d’un miracle déclenché par la foi et réaliser que c’est bien un miracle qui s’est produit, là, sous nos yeux, trop naturellement.... Le Seigneur est humble.
Un aveugle s'approche. Quelques instants plus tard, il voit. Et il s'en va. Il n'y a pas eu d'éclair de lumière, pas d'anges étincelants sonnant de la trompette. Tout s'est passé vite, en silence et c'est fini. Un fait extraordinaire s'est produit sous nos yeux, mais tellement naturellement qu'on peut douter qu'il s'est vraiment produit.
Luc, 17:20 - Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: Le royaume de Dieu ne vient pas de manière à frapper les regards.
Combien de situations inextricables dans nos vies se sont ainsi résolues, dans des enchaînements de concours de circonstances improbables, si on les considère attentivement. Le Seigneur était là, le Seigneur l'Esprit. C'est le produit de notre foi et de l'action divine.
Romains, 10:17 - Ainsi la foi vient de ce qu'on entend, et ce qu'on entend vient de la parole de Christ.
Lorsqu'on entend (ou qu'on lit) la parole de Christ, c'est-à-dire une parole de Dieu ointe, actualisée, rendue vivante par l'Esprit de Dieu, un miracle se produit dans le cœur : l'œil spirituel, les yeux de notre esprit voient, la foi est nourrie. Et la foi, cette main de l'esprit saisit.
Ce qui impacte simultanément l'âme qui se met à fonctionner à sa façon à elle, avec ses sensations, ses émotions, sa compréhension intellectuelle ou sensitive, ses décisions. Notre âme est illuminée par ce que notre esprit vient de voir ou d'entendre, et elle réagit à sa façon, en débordements de joie, de paix, d'enthousiasme et par toutes sortes d'autres manifestations. Le ciel descend sur terre. L’esprit et l’âme sont en harmonie et parfois même le corps suit en dansant ou en chantant. L'homme retrouve alors, l'espace de quelques instants et comme une mesure de grâce surabondante, l'état originel dans lequel il baignait à la création.
Mais les 5 sens, en eux même, ne sont pas faits pour et ne seront jamais capables de toucher Dieu ni de s'en approcher, ni de capter sa présence. Essayer et attendre de ressentir que Dieu est ici est une vaine attente. Il est toujours ici, en nous, à chaque seconde, en cet instant même. Mais ca ne se passe pas tout simplement pas comme cela. Ca démarre d'abord dans notre esprit, par l'action de l'Esprit de Dieu et de sa Parole rendue vivante et de notre foi puis après seulement, cela descend dans l'âme et déclenche les sentiments, le ressenti, les sensations (ou pas), la compréhension comme il vient d'être expliqué.
Précisons que la Parole écrite, bien que nécessaire n'est pas suffisante. Jésus l'expliquait aux pharisiens en leur disant qu'ils sondaient les Ecritures. Ils pensaient avoir en elles, la vie éternelle mais ils ne voulaient pas venir à Jésus pour avoir la vie. Rappelons comment Jésus définissait la vie éternelle : c’est connaitre, dans le sens d’être en communion fusionnelle et organique avec le Père et le Fils par le Saint Esprit (Jean 17:3).
Jean 5 :39 Vous sondez les Écritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. Et vous ne voulez pas venir à moi pour avoir la vie !
Jean 17 :3 Or, la vie éternelle, c'est qu'ils te connaissent, toi, le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
Jésus, en nous, par son Esprit, donne la vie aux Ecritures qui produisent alors les fruits extraordinaires dans notre vie. Jésus est la Parole vivante qui déclenche la foi active !
Hébreux 6 :7 Lorsqu'une terre est abreuvée par la pluie qui tombe souvent sur elle, et qu'elle produit une herbe utile à ceux pour qui elle est cultivée, elle participe à la bénédiction de Dieu
La foi est le modèle de vie de l'homme nouveau. La foi se nourrit de la personne vivante de Jésus-Christ, le ressuscité.
Jésus-Christ Christ, le vivant se révèle vraiment aujourd'hui, par l'Esprit Saint, au coeur de ceux qui le cherchent et qui dirigent leur attention vers Celui qui habite au plus profond de leur coeur.
Il ne faut pas se contenter de lire le plus beau des livres et de dire des prières. Il faut tourner les regards, diriger son attention et son attente vers Celui qui, depuis les profondeurs de Sa maison, depuis les profondeurs de notre cœur, peut donner la vie aux paroles de la Bible que nous lisons et aux prières que nous prononcons. Cette vie-là est riche, passionnante et pleinement satisfaisante.
A suivre : La foi (2) Décider de croire
Articles similaires
Quelques instructions pour vaincre l'inquiétude - AUDIO 25mn + 17mn
Le 27/03/2026
Audio : Bannir l'inquiétude 1/2 - a
Bannir l'inquiétude 2/2 -
Le 07/03/2026
AUDIO 1 :
AUDIO 2 :
Galates, 5:24 - Ceux qui sont à Jésus Christ ont crucifié la chair avec ses passions et ses désirs.
Il n'est pas écrit ici que ceux qui sont à Christ DOIVENT crucifier leur chair avec ses passions et ses désirs mais que c'est fait. Ou alors, j'ai mal lu ?
Ca ne contredit pas ce qu'on peut lire en Colossiens 3 : 5 où il est dit : Faites mourir les membres qui sont sur la terre". Nous devons les faire mourir, pas les crucifier. La crucifixion est une mort qu'on ne peut pas s'infliger à soi-même.
D'ailleurs, en Romains 8 : 13, il est même précisé comment faire mourir la chair : par l'Esprit (c.a.d avec la puissance de volonté et la capacité qu'inssufle l'Esprit).
L'Esprit Saint nous conduit dans toute la vérité. Or la vérité est vie, mouvement et action. Elle n'est pas théorie, connaissance intellectuelle, philosophie. On connait vraiment en faisant, pas en comprenant.
Qui connait le mieux ce qu'est l'amour ? Celui qui a compris en quoi ça consiste ou celui qui aime. C'est donc par l'Esprit qui nous conduit, que nous pouvons faire mourir la chair, en la maintenant par la foi, là où elle se trouve déjà : sur la Croix.
Ma chair, le principe de péché est sur la croix. C'est un fait.
En Christ, nous avons été crucifié(e)s et un crucifié finit par mourir si on ne le descend pas de la croix. Or en Christ, (c.a.d par et dans notre union invisible avec Christ), notre chair (c.a.d le principe du péché qui demeure attaché à notre corps terrestre et périssable), notre chair avec ses mauvais désirs et ses passions a été clouée sur la Croix. Elle y est maintenue par l'Esprit, et y reste maintenue aussi longtemps que notre foi s'appuie entièrement sur Jésus-Christ (Jésus-Christ en nous).
C'est l'oeuvre du Père que nous croyons en Celui qu'Il a envoyé, Jésus, son Fils unique et que nous ré-apprenions à faire tout par Lui, à la différence d'Adam.
La première vraie question que lève ce texte est : suis-je à Christ ? Etes-vous né(e) de Dieu ? Êtes-vous né(e) de nouveau? Si oui, vous êtes à Christ et c'est LE PLUS IMPORTANT ! (Lisez De croyant à naître de nouveau)
Romains, 8:9 - Pour vous, vous ne vivez pas selon la chair, mais selon l'esprit, si du moins l'Esprit de Dieu habite en vous. Si quelqu'un n'a pas l'Esprit de Christ, il ne lui appartient pas.
La Parole déclare donc que vous, qui êtes à Jésus-Christ, vous AVEZ crucifié la chair et ses désirs. C'est fait. C'est accompli. Tout est accompli.
Qu'est-ce que cela change de comprendre cela et de l'accepter en dépit des apparences ?
Tout !
La manière de prier, d'abord. Le chrétien, dans certains cas demande et dans d'autres, il doit simplement déclarer ce que la Bible dit, comme ici : j'ai été crucifié avec Christ.
Le Saint Esprit, qui a inspiré toutes les Écritures, est très précis dans la grammaire, dans le choix des temps verbaux. L'ordre des phrases, le choix des mots et des expressions, les croisements et les recoupements d'un livre à un autre de la Bible (il y en a 66) affinent et complètent les instructions de Dieu.
Tout est précisément placé pour donner un sens et, une lecture trop rapide ou partielle, conduit à des interprétations personnelles qui débouchent sur une façon de penser erronée, produisant des actions erronées, générant des habitudes erronées, construisant un caractère et une personnalité qui ne pourront atteindre la destinée que le Seigneur a prévue.
Pourquoi prierions-nous que Dieu crucifie notre chair avec ses passions et ses désirs quand Il nous dit, que pour nous qui sommes à Christ, c'est déjà fait ?
De ces deux versets :
Matthieu 7 :7 Demandez, et l'on vous donnera ; cherchez, et vous trouverez; frappez, et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe.
Romains 10 :9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton cœur que Dieu l'a ressuscité des morts, tu seras sauvé.
Lequel appliquerons-nous pour contribuer au changement de nos attitudes et de nos comportements, pour revêtir l’homme nouveau, pour être sauvé ? Demander ou confesser ?
Le principe est simple : quand le Seigneur dit de demander, on prie. Quand le Seigneur dit qu'on a déjà, on proclame, on confesse même si ça ne se voit pas. Et voici les raisons :
Nous déclarons, proclamons, confessons, disons, affirmons A VOIX HAUTE, ce que Dieu affirme de nous-même, dans Sa Parole, même si nous ne le voyons pas immédiatement dans notre vie visible.
Il est normal que nous ne voyions pas certaines choses tout de suite, parce qu'elles se trouvent dans une partie de nous-mêmes, qui, nous dit la Bible, est cachée. Cachée aux yeux des autres et souvent à nos propres yeux, aussi.
Cette partie cachée se dévoile et se dévoilera au fil du temps, au fur et à mesure que le Saint Esprit nous éclaire et que nous choisissons d'abandonner l'esprit de condamnation et l'inquiétude qui brouillent la vue.
Colossiens, 3 :3 - Car vous êtes morts, et votre vie est cachée avec Christ en Dieu. Quand Christ, votre vie, paraîtra, alors vous paraîtrez aussi avec lui dans la gloire.
Notre vraie vie, ce que nous sommes réellement, est caché avec et en Christ, dans notre esprit. Au point que lorsque Christ deviendra visible, à son retour, son corps, nous, l’Eglise, ce que nous sommes déjà en Lui deviendra soudain aussi visible que Lui alors que tous Le verront.
Les vérités affirmées dans la Parole de Dieu sont toutes absolument vraies mais finalisées dans la sphère de cette vie cachée, profondément enfouie au fond de nous-même, dans le lieu très saint qui est devenu la résidence de Christ : notre esprit.
Nous avons été greffés à Christ à la nouvelle naissance, telle une branche de cerisier qu'on greffe sur un merisier et qui, au moment de la greffe, commence immédiatement, mais invisiblement à recevoir la sève vigoureuse de l'arbre porteur.
C'est notre vraie vie. La vie de Christ coule en nous. C'est ce que signifie être EN Christ. Nous sommes devenus un seul esprit avec l’Esprit de Christ. Nous partageons et participons totalement de Sa nature. C’est fait. Prenons l’habitude de penser selon la vérité, selon la Parole de Dieu et non les yeux rivés sur les imperfections et les vieilles peaux plus ou moins résistantes de notre ancienne nature.
1 Corinthiens 6 :17 Mais celui qui s'attache au Seigneur est avec lui un seul esprit.
Penser justement est le premier pas puis on finalise en confessant avec la bouche, c’est-à-dire : en déclarant (et non demander) ce que la Bible affirme comme étant fait. On s'accorde avec Jésus, sous son joug doux et léger.
Si nous ne le croyons pas vraiment, prions Dieu et demandons-lui son collyre jusqu'à ce que les yeux de notre foi soient rendus capables de comprendre et de percevoir cette vérité. On peut alors prendre la décision humainement déraisonnable, d'accepter ce que nous ne voyons peut-être pas encore avec les yeux naturels.
Hébreux 12 :12 ayant les regards sur Jésus, le chef (l’auteur) et le consommateur de la foi
On croit d'abord, on accepte en ne voyant qu'avec les yeux de la compréhension (ce qui revient au même). Il ne s’agit pas d’une recette consistant à réciter des mots. Les paroles de la Bible ne peuvent pas être utilisées comme les incantations d'un grimoire qui aurait des pouvoirs magiques quand on les récite machinalement, comme des mantras, comme si un flot de paroles pouvait déclencher un miracle. Pourquoi pas un moulin à prières ! Ca ne marche pas dans le royaume de Dieu.
Matthieu, 6:7 - En priant, ne multipliez pas de vaines paroles, comme les païens, qui s'imaginent qu'à force de paroles ils seront exaucés.
Si on a compris et accepté ce principe que notre vie parfaite est bien là, réelle de par notre union à Christ, mais cachée, on n’a plus l’impression d’être hypocrite et de dire une récitation quand on déclare les vérités cachées de Dieu à notre sujet. On est juste bien content(e)s d’avoir à disposition dans la Bible, des mots pour les dire.
L'invisible peut alors descendre dans notre monde réel, progressivement, de progrès en progrès. C’est une expérience étonnante. C'est la dynamique de la proclamation. Les progrès, sont inévitables, même s'ils sont aussi imperceptibles que ceux d’une fleur, que vous ne verrez jamais pousser à la minute, mais dont vous distinguerez la croissance de jour en jour.
Marc 4 :27 Il dit encore : Il en est du royaume de Dieu comme quand un homme jette de la semence en terre ; qu'il dorme ou qu'il veille, nuit et jour, la semence germe et croît sans qu'il sache comment. La terre produit d'elle-même, d'abord l'herbe, puis l'épi, puis le grain tout formé dans l’épi ; et, dès que le fruit est mûr, on y met la faucille, car la moisson est là.
Nous sommes exhortés (fortement encouragés et incités) à déclarer avec la bouche et à ne pas nous contenter de croire intérieurement.
Ce n'est pas une fantaisie évangélique ou charismatique
En disant à voix haute (confessant) ce que nous croyons dans notre cœur, nous faisons germer le salut ; nous lui donnons de la substance pour prendre forme, se construire et s'épanouir dans le concret et le visible. La transformation lente, plus ou moins lente, de notre personne extérieure commence ou se poursuit. Elle s’achèvera lorsque nous revêtirons les vêtements célestes définitifs, lorsque nous verrons Dieu face à face.
Romains, 10 :10 - Car c'est en croyant du cœur qu'on parvient à la justice, et c'est en confessant de la bouche qu'on parvient au salut, selon ce que dit l'Écriture
Vous avez bien lu comme moi ? Il faut confesser de la bouche pour parvenir au salut. Croire du cœur n'est pas suffisant.
Le salut ici parle de la justice (faire ce qui plaît à Dieu) qu'on a reçue dans le cœur, qui prend corps et devient visible dans la vie quotidienne. Le salut n'est pas aller au ciel comme la majorité le pense. Le salut consiste à manifester sur terre, la vie juste et parfaite de Christ qui vit en nous, de vivre de Sa vie. Nous le manifesterons dans le ciel, en plénitude, mais le salut commence aujourd'hui !
Luc 6 : 45 - L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor ; car c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle.
Si le salut consistait seulement à aller au ciel, le verset de Romains 10 n'aurait guère de sens. Il signifierait alors qu'on pourrait croire dans le cœur et ne pas aller au ciel juste parce qu'on ne l'a pas dit avec la bouche !? La foi sincère du cœur n'aurait-elle donc aucune valeur ? Pourrait-on ne pas aller au ciel alors qu'on est parvenu à la justice en croyant du cœur ? Il est vrai que lorsqu’on a cru du cœur, les mots sortent tous seuls et en extériorisant les réalités de notre cœur, on les confirme.
Le salut, être sauvé, c'est être affranchi de la nature de péché, héritée du premier Adam, tapie dans notre chair jusqu'à notre dernier souffle humain et qui demeure, chrétien(ne) ou pas, fondamentalement, irréductiblement réfractaire à tout ce qui est de Dieu. La chair, la nature issue d'Adam, héritée à notre naissance, ne PEUT PAS se soumettre à Dieu. Elle ne le pourra jamais ! Même pour le plus croyant ou le plus religieux d'entre nous.
Notre ancienne nature, que nous trainerons dans notre corps jusqu'à notre dernier souffle terrestre, ne pourra jamais spontanément manifester de façon stable et continue la justice de Dieu, c'est à dire le mode de pensée, les attitudes et comportements du Seigneur. Elle ne le peut pas même avec les meilleures résolutions. Et le plein salut, c'est la remplacement de cette terrible mais évitable fatalité par une autre réalité (invisible) qui lui est supérieure : cette ancienne nature bien présente est maintenant attachée, agonisante sur une croix, en Jésus-Christ et a été remplacée par une autre nature, bien vivante mais cachée, celle du ressuscité qui vit en nous.
Romains, 8:7 - car l'affection de la chair est inimitié contre Dieu, parce qu'elle ne se soumet pas à la loi de Dieu, et qu'elle ne le peut même pas.
Ainsi donc le salut, c'est la justice de Dieu d'abord reçue dans le cœur puis manifestée extérieurement, un style de vie impossible à l'humain issu d'Adam, mais rendu possible par la vie de Christ en nous.
La justice (être aux yeux de Dieu, le Père, aussi juste que Jésus-Christ parce qu'ayant reçu par greffe et comme un cadeau, par grâce, la même nature juste que Christ Lui-même), cette justice nous est attribuée gratuitement, à l'instant, où on comprend et accepte dans le cœur une très simple vérité : le fait que Jésus soit mort pour nos péchés suffit à nous rendre totalement justes aux yeux du Père et Juge de tous. Aux yeux du Père ! Aux siens. A Ses yeux. Peu importe que les nôtres le voient ou pas, au début.
Croire dans son cœur, c’est juste la première étape. Et la Bible nous enseigne ce secret puissant et pourtant négligé : en déclarant avec la bouche, en confessant chaque jour qui nous sommes déjà en Christ, en veillant à nos paroles, nous mettons en mouvement une dynamique puissante qui fait que cette justice prend corps, se manifeste, de façon inespérée, contre toute logique rationnelle, pourvu que nous nous maintenions fermement dans cette confession, en dépit de toutes les chutes et apparences contradictoires. Nous parvenons au salut.
Il faut, avec l'aide de l'Esprit Saint, choisir et persister à ne pas regarder seulement à ce qui est visible et temporaire mais aussi à ce que Dieu dit de nous et qui est caché et éternel. Nous avons été sanctifiés (mis à part) une fois pour toutes par l'offrande du corps de Jésus Christ.
Proverbes, 18 :21 - La mort et la vie sont au pouvoir de la langue; Quiconque l'aime en mangera les fruits.
Voici une vérité que nous pouvons confesser chaque jour à voix haute :
J'ai été amené(e) à la perfection par l'offrande du corps de Jésus-Christ. Ça n'est pas un sujet de prière mais de proclamation quotidienne. C’est fait. Et il y en a bien d'autres !
Hébreux, 10 :14 - Car, par une seule offrande, il a amené à la perfection pour toujours ceux qui sont sanctifiés.
N'est-ce pas une magnifique nouvelle ? Ce n'est pas une tâche titanesque que nous sommes en devoir d'accomplir ou que nous devrions nous résigner à ne jamais parvenir à atteindre. Non ! C'est déjà fait.
Christ nous a déjà amené à la perfection par la seule offrande de son corps. Acceptons-le et demandons à l'Esprit Saint de le faire descendre dans notre vie quotidienne. Et pour parvenir au salut, contribuer au déploiement et à la manifestation expérimentale de cette perfection cachée dans la vie quotidienne, franchissons le pas suivant ; confessons-le de la bouche, aussi souvent que possible. Et de plus en plus, interdisons-nous de confesser le contraire avec des paroles malheureuses qui nous échappent encore trop souvent. C'est un exercice quotidien aussi nécessaire que celui de la prière. Ça s'appelle veiller. Veillez et priez !
Au cas où nous ne serions pas convaincus, un Témoin digne de confiance vient nous le confirmer, nous l'attester, en nous expliquant en plus comment Il va opérer, car le verset continue :
Hébreux, 10 :15 - C'est ce que le Saint Esprit nous atteste aussi; car, après avoir dit:
Voici l'alliance que je ferai avec eux, Après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leurs cœurs, Et je les écrirai dans leur esprit, il ajoute : Et je ne me souviendrai plus de leurs péchés ni de leurs iniquités.
C'est la nouvelle alliance que Dieu a faite avec nous. Le Seigneur, l'Esprit Saint se charge de nous faire parvenir à ce salut en écrivant les lois, les exigences de Dieu dans notre cœur, dans notre esprit. Les motivations, le désir, la capacité jaillissent maintenant de l'intérieur. L'Esprit de Dieu écrit le vouloir et le faire dans notre cœur pourvu que nous cessions de nous attendre à nos capacités propres et que nous faisions confiance à la présence du Seigneur en nous et à Son alliance. Hébreux 10 : 15 doit être proclamé, confessé qu'elle que soit notre expérience actuelle.
Jean 11 :40 Jésus lui dit : Ne t'ai-je pas dit que, si tu crois, tu verras la gloire de Dieu ?
La confession de notre bouche est l'épée victorieuse que nous choisissons librement de remettre entre les mains puissantes de l’Esprit Saint pour qu'Il crée les victoires et les progrès de notre vie intérieure et extérieure.
La Parole de Dieu prononcée est l'outil, le seul 'outil', avec lequel l'Esprit Saint a formé le temps et l'univers entier, à plus forte raison, notre salut. Nous voyons ce principe dès les premiers versets de la Bible :
Il n'y a encore rien. Le Saint Esprit se meut au-dessus des ténèbres. Puis Dieu prononce une Parole. Il dit : que la lumière soit. La Parole était avec Dieu, elle était Dieu. Et le Saint-Esprit prend cette Parole et la matérialise : et la lumière fut. La Trinité en action ! De Dieu, le Père concepteur sort la Parole puis le Saint-Esprit passe à l'action pour donner corps à cette Parole. Ce processus n'a pas changé. Dieu crée de nouveaux cœurs et Il le fait invariablement au moyen de Sa parole et de l'Esprit Saint. Une parole n'est pas une pensée. Il nous faut faire vibrer l'air avec les cordes vocales. Et c'est à notre bouche qu'il incombe de prononcer la Parole créatrice inspirée du Seigneur.
Ne craignons pas d'avoir l'air de parler tout seul ou aux murs. Il n'est pas nécessaire non plus de crier ni de s'exposer en public pour se faire passer pour des fous. Notre public, c'est le monde invisible, la sphère spirituelle qui fonctionne selon des lois différentes et inconnues du grand public. On observe, de façon pratique, partout dans la Bible, l'expression de cette loi de l'annonce et de la proclamation qui déclenchent la manifestation divine.
Ephésiens 6 :17 prenez aussi le casque du salut, et l'épée de l'Esprit, qui est la parole de Dieu.
C'est l'Evangile splendide. La délivrance des captifs, le renvoi libre des opprimés, le recouvrement de la vue, la vraie liberté ; tout cela est produit par l'annonce de la bonne nouvelle !
Croire et confesser ou déclarer. C'était le sujet du jour. Puissions-nous mesurer l'incroyable efficacité de la proclamation QUOTIDIENNE à voix haute, avec la bouche, sans négliger la prière, et voir les changements se produire dans notre vie, à la gloire du Seigneur.
Dans ce blog, il est fréquemment rappelé la nécessité impérative de la révélation de Christ (lisez Connaitre Dieu) pour entrer expérimentalement dans les choses du Royaume.
La confession de la bouche est notre participation active, librement consentie dans le processus de la révélation. Elle aplanit le chemin du Seigneur dans notre cœur, déloge les pierres d'incrédulité et de condamnation, redresse les mauvaises habitudes et confessions verbales nocives, et permet au Saint Esprit de verser son collyre sur nos yeux endormis pour nous faire pénétrer dans une connaissance toujours plus profonde et rassasiante du Fils de Dieu.
La foi (4) La foi et l'invisible (AUDIO)
Le 07/03/2026
AUDIO :
parce que nous regardons, non point aux choses visibles, mais à celles qui sont invisibles; car les choses visibles sont passagères, et les invisibles sont éternelles.
2 Corinthiens 4:18
C'est par la foi que nous reconnaissons que le monde a été formé par la parole de Dieu, en sorte que ce qu'on voit n'a pas été fait de choses visibles.
Hébreux 11:3
La foi nous fait réaliser que les choses invisibles décrites dans la Parole de Dieu sont tout aussi réelles, et même bien plus, que celles que nos yeux voient.
Elle nous fait accorder aux choses invisibles en Christ, la même valeur, la même considération et certitude d'existence que celles qui sont visibles. Elle nous conduit à régler nos actions, nos pensées, nos paroles sur ces choses invisibles avec autant d'assurance que pour une chose que nous verrions.
L'ego charnel ou sous influence est un voile qui couvre ce regard assuré sur les choses invisibles. Le moi charnel, attaché et tellement enraciné à vivre par ses 5 sens, s'oppose toujours à ce que nous accordions autant de certitude à l'existence des choses invisibles qu'à celles qui sont visibles.
Pour considérer la Vérité, pour considérer tous les trésors qui sont en Christ et dévoilés par la Parole de Dieu, pour considérer ces vérités inaccessibles à nos 5 sens avec autant de naturel et de simplicité que nous le ferions pour des choses visibles, c'est une lutte d'abord, puis une décision que l'on prend, assistée, encouragée, déclenchée, affermie de jour en jour par le Saint-Esprit et la Parole de Dieu.
C'est ainsi qu'on entre expérimentalement dans l'héritage des saints dans la lumière. Le Saint-Esprit nous y conduit et notre foi qui s'affermit de jour en jour en est le réceptacle.
A suivre : La foi (5) La foi et la conscience pure
Ajouter un commentaire